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Revue de presse française
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À la une: la mort du maire de Signes dans le Var

Par Clément Fraioli

Le Journal du dimanche revient sur ce qu'il appelle « le mal des maires »

Jean-Mathieu Michel est mort ce lundi. Tué par une camionette dont le conducteur venait déverser des déchets en bordure d'une route et que l'élu voulait verbaliser. Il avait 76 ans et dirigeait la ville de Signes depuis 36 ans. Pour Le JDD, « la cérémonie officielle d'hommage (...) et les funérailles de l'édile (...) ont révélé l'ampleur du choc occasionné par cette tragédie ».

Le président du Sénat, Gérard Larcher, confie sa colère au journal : « C'est incompréhensible et inacceptable, dit-il. La commune, c'est la petite République dans la grande et il y en a 35 000 en France. Porter atteinte à un maire qui est le seul élu qui a la confiance majoritaire des Français (...), c'est porter atteinte à la démocratie. »

Et ces atteintes augmentent de plus en plus

Le JDD s'est procuré les chiffres du ministère de l'Intérieur sur les atteintes aux élus. Ainsi, « en 2018, 361 maires et maires adjoints ont été victimes d'atteintes volontaires à l'intégrité physique ». Un chiffre en hausse de 9% par rapport à l'année précédente. Ce climat délétère, « ajouté à des difficultés budgétaires croissantes », finit par décourager des milliers de maires de petites communes. « D'où une sérieuse crise des vocations », écrit Le JDD.

Dans une interview accordée au journal, le président de l'Association des maires de France, François Baroin, met « en garde contre une pénurie de candidats lors des municipales de mars prochain ». Exemple avec Michel Soriano, maire d'une commune de 400 habitants dans le Gers depuis 2008. Il voudrait raccrocher mais ne trouve personne pour le remplacer. « Quand ils voient le temps que j'y consacre, souvent au détriment de ma vie privée, ils n'ont aucune envie de faire pareil ! », regrette Michel Soriano.

À lire également dans Le JDD, de nouvelles révélations sur l'enquête concernant les soupçons de financement par la Libye de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007

Le magazine révèle en effet un accord entre les juges chargés de l'enquête et Abdallah Senoussi, chef des services de renseignement libyens et beau-frère du colonel Kadhafi. En échange de ses déclarations à charge contre Nicolas Sarkozy, Senoussi, « qui fut le tortionnaire en chef de la dictature libyenne bénéficie de la mansuétude de la justice française ».

Ainsi, « bien qu'il s'accuse d'avoir organisé dès 2005 le transfert de 7 millions d'euros pour la campagne de Sarkozy, l'ex-bras droit de Kadhafi n'a pas été mis en examen pour corruption active. »

« Pourtant, l'intermédiaire libanais Ziad Takieddine, qui a reçu les fonds, est poursuivi pour complicité de corruption ; et Claude Guéant et Nicolas Sarkozy, censés en avoir été les bénéficiaires, sont mis en examen pour corruption passive ». Pour le journal, les juges ont « fait ainsi primer l'obstination sur la cohérence ». Pour en savoir plus sur ces révélations, c'est donc dans Le Journal du dimanche de cette semaine.

Il a fêté ses 20 ans à la tête du Maroc. Le roi Mohammed VI est à la Une de Paris Match

C'était le 30 juillet dernier. « M6 », comme on le surnomme, participait à la Beia, la cérémonie d'allégeance, signe de l'union entre le souverain et son peuple. Dans le magazine, on peut voir une photo de l'arrivée du roi sur son pur-sang tenu en bride par ses plus proches serviteurs. Le monarque arbore la tenue jaune d'apparat et des lunettes de soleil à la mode. Symbole du mariage de la tradition et de la modernité prôné par Mohammed VI.

On apprend ainsi dans Paris Match que les 20 ans du règne de « M6 » ont transformé le pays. « Un bond en avant » attribué notamment à la construction du « port de commerce ultramoderne Tanger Med, il y a douze ans ». Ou encore au développement du TGV, des infrastructures et des autoroutes. « Le Maroc ne ressemble plus à ce qu'il était il y a quelques années », affirme Paris Match. « Il n'est plus cahoté sur des chemins de terre à la lueur des bougies, 90% des foyers sont maintenant électrifiés. »

Un bilan quelque peu nuancé par le magazine

« La pauvreté, certes réduite, demeure dans certaines régions ; le taux d'alphabétisation stagne, la fuite des cerveaux continue, le chômage des jeunes demeure élevé... » Certains s'inquiètent également d'une « poussée du fondamentalisme » au Maroc. Le magazine évoque enfin « les relations adultérines » toujours interdites par la loi, ou « les droits des homosexuels, niés ». Pour Nouzha Skalli, l'ancienne ministre de la Solidarité, les choses évolueront, mais il faut laisser du temps. « Nous allons à notre rythme, explique-t-elle. La société n'est pas prête, la brusquer ne servirait à rien. »

Pour finir, L'Obs s'intéresse à nos secrets de famille

Des secrets qui le resteraient de moins en moins. Avec l'essor des tests ADN, des archives numériques ou des réseaux sociaux, « nous vivons une époque de transparence menaçante pour les secrets de famille ». « À quel point est-ce une bonne nouvelle ? », se demande l'hebdomadaire. On découvre plusieurs témoignages de personnes dont la vie a été chamboulée du jour au lendemain par une révélation.

Comme Malou qui, à 60 ans, découvre grâce à un test de salive réalisé en Belgique que son père n'est en fait pas son père biologique. Interrogé par L'Obs, le psychanalyste Philippe Grimbert tranche : « Je suis convaincu qu'il ne faut pas tout dire (...). La révélation doit être un mal pour un bien et non un mal pour un mal. » Mais pour Serge Tisseron, psychiatre, cette « société de surveillance » ne sonne pas pour autant le glas du secret. Il en est sûr, « plus l'être humain se sentira surveillé, plus il aura besoin de fabriquer des secrets pour avoir l'impression de rester maître de sa destinée ».