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Revue de presse française
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Á la Une: l'alerte du Giec sur l'épuisement des terres

Par Clément Fraioli

« L'humanité épuise la Terre », titre Le Monde. Hier, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) présentait un rapport spécial, soulignant l'urgence « d'une gestion durable des sols pour freiner le réchauffement et nourrir l'humanité ».

« Nous vivons sur une Terre nourricière, tempérante, protectrice », écrit Le Monde. « Mais à épuiser ses ressources, à exploiter trop intensivement ses sols et ses forêts, nous mettons en péril non seulement notre capacité à faire face au réchauffement, mais aussi nos conditions de vie et de subsistance. »

L'exploitation sans précédent de la nature, c'est là l'un des grands messages de ce rapport : « Sur les quelque 130 millions de km2 de terres émergées libres de glace, plus de 70% sont sous l'emprise d'activités humaines, agriculture, élevage ou exploitation forestière (...). Environ un quart de la surface des terres est aujourd'hui dégradé du fait de cette exploitation de la nature. »

« Or, rappellent les chercheurs, les sols sont à la fois un puits et une source de carbone. Avec leur couvert végétal et boisé, ils absorbent près de 30% de la totalité des émissions humaines de CO2. Ils jouent donc un rôle irremplaçable pour piéger le carbone et atténuer le dérèglement climatique. » Mais il faut aussi savoir que l'usage des sols est également fortement émetteur de gaz à effet de serre. Le rapport explique ainsi que « près du quart des émissions sont aujourd'hui imputables à l'exploitation forestière et à l'agriculture ».

Des chiffres alarmants... Mais certains éditorialistes doutent que cela fera réagir les populations ou les États

C'est le cas par exemple du Courrier picard. « L'époque qui s'approche va nous rendre malades et responsables, prédit le quotidien régional. On n'y croit pas. On continue. On s'engonce. Il suffirait de si peu. Nous ne le ferons pas. » Le journal continue, fataliste : « Nous sommes faibles. Et demain nous irons faire aller, à notre mesure, le roulement mécanique de cette machine à tuer le monde. Ainsi va la vie. »

« Le Giec aboie et la caravane passe », résume de son côté Le Midi libre. « Il y a un manque de réaction, de courage et de logique », déplore La Presse de la Manche. Pour Le Journal de la Haute-Marne, « il manque aussi une prise de conscience mondiale du réchauffement climatique. Les États-Unis de Trump ne veulent rien entendre. Pas plus que le Brésil de Bolsonaro qui laisse massacrer la forêt amazonienne. On en est presque à souhaiter une grande catastrophe écologique pour qu'ils prennent enfin en compte la gravité de la situation. »

Egalement dans les journaux français aujourd'hui, les hommages à Jean-Pierre Mocky

Le cinéaste est mort hier à 86 ans. 86 ? Ou peut-être 89 ! On apprend en effet dans Libération que « pour des raisons d'exfiltration en Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale, afin qu'il puisse prendre le bateau seul et retrouver son oncle à Alger pour y être à l'abri, ses papiers avaient été modifiés. »

Libération met en Une Jean-Pierre Mocky, torse nu, les poings levés tel un boxeur en position. Avec ce titre : « Mocky maousse ». Jean-Pierre Mocky, « l'anar du cinéma français » pour Le Progrès, tout comme pour Le Parisien ou Le Figaro, pour qui l'ambition de Mocky était claire : « Dynamiter le cinéma français. Il s'en fiche un peu de la Nouvelle Vague, écrit le journal. Il trouve Truffaut chiant comme la pluie. Godard (...) est un peu pénible. »

« Mocky sait son destin : faire bande à part. Il veut devenir réalisateur. » Et on peut dire qu'il n'a pas chômé : « C'était le plus prolifique des réalisateurs français », peut-on lire dans Le Parisien. « En 58 ans de carrière, il a réalisé 60 films et 41 épisodes de la série policière Myster Mocky présente, d'après les nouvelles d'Alfred Hitchcock". »

Une filmographie foisonnante, qui aura vu défiler un casting impressionnant. « De Bourvil à Catherine Deneuve, en passant par Charles Aznavour, Fernandel, Michel Simon, Michel Serrault, Jacqueline Maillan, ou encore Jeanne Moreau. » « Cinéaste pamphlétaire, Jean-Pierre Mocky utilise ses films pour dénoncer tour à tour l'hypocrisie de l'Église catholique, la violence dans le sport, la corruption des élites, ou simplement la bêtise humaine. »

Même si ces films trouvaient de moins en moins leur public ces dernières années, il continuait de tourner. « En mai dernier, nous raconte Le Parisien, il avait réalisé à Dreux sa dernière comédie, Tous flics, une farce dans laquelle il était question de "gilets jaunes". »

On termine avec du football, et le retour de la Ligue 1 !

Les clubs français font leur rentrée ce week-end. « Une reprise de haute volée », espère L'Équipe. Une nouvelle saison où, encore une fois, le Paris Saint-Germain fait office d'ultra favori. Dans Libération, on peut d'ailleurs comparer les budgets des clubs de Ligue 1.

Le PSG est évidemment en tête avec 637 millions d'euros. Vient ensuite Lyon avec 310 millions, et Monaco, 220 millions. En bas du classement, on trouve le Nîmes Olympique avec 27 millions d'euros de budget, soit à peu près 1/5e du prix de Kylian Mbappé.

Mais malgré ces écarts, pour L'Équipe, cette Ligue reste « étonnante et pas si prévisible », avec son « peloton d'outsiders ». Et justement ce vendredi en ouverture, Lyon se déplace à Monaco. Deux clubs qui se verraient bien créer la surprise en détrônant l'ogre parisien.