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Togo [Série 3/4]: énergie moderne, promotion de kits solaires individuels

Par Stanislas Ndayishimiye

L’accès universel à l’énergie moderne, c’est l’un des objectifs de développement durable (les ODD) pour les pays les moins avancés. Au Togo, il y a un programme d’électrification solaire prépayée, qui s’adresse principalement à la population rurale. Mais avoir l’électricité chez soi ce n’est pas gratuit pour les Togolais. En juillet 2017, l’État togolais a conclu avec la compagnie britannique spécialisée dans les énergies renouvelables BBOXX, un accord de partenariat portant sur le déploiement de 300 000 systèmes solaires domestiques dans le pays en 5 ans. La distribution a déjà commencé.

Il y a au moins 2 sociétés qui distribuent des kits solaires à travers le Togo. La société BBOXX est la première ; elle propose à ses clients trois kits de capacités différentes. Barnabé Tchedre, responsable logistique et réparation : « Nous avons des kits basiques, des kits basiques plus et des kits premiums. Cela dépend de la capacité de chaque client. »

Des installations élémentaires qui permettent aux ménages d’allumer trois à quatre lampes, de faire fonctionner un poste récepteur radio, une lampe de poche et un poste de télévision, en fonction de la formule choisie, moyennant un abonnement de 165 à 375 francs CFA par jour.

Barnabé Tchedre explique que les acquéreurs des kits BBOXX bénéficient d’une assistance. « Vous êtes au centre de distribution de BBOXX. Ici nous faisons tout ce qui est logistique et réparation de nos produits. Ils sont fabriqués en Chine, les batteries ont une durée de vie normale de 5 ans, mais l’assurance que nous offrons est à vie. Donc, lorsque le client a une difficulté à allumer sa batterie, on lui en donne une nouvelle. »

La batterie « défectueuse » est envoyée en réparation. C’est encore une petite révolution au Togo avec seulement un total de 15 000 ménages qui avaient installé des kits solaires en juin dernier.

Alexandre Kouigan, directeur commercial de BBOXX : « C’est quelque chose de tout à fait nouveau au Togo, dans la mesure où c’est une forme de micro-crédit auquel les populations à bas revenus peuvent accéder. L’une des particularités de BBOXX, c’est qu’il y a un centre d’appel dédié, avec pour l’instant une douzaine d’opératrices, qui parlent chacune au minimum deux langues. Ce qui permet de prendre en charge les consommateurs de presque toutes les villes du Togo. »

Cette possibilité offerte à des centaines de milliers de Togolais au revenu modeste d’avoir de l’électricité requiert des efforts de leur part, mais une coupure pour défaut de paiement reste envisagée, précise Alexandre Kouigan.

« Quelque temps avant la date d’échéance, cette personne est relancée par le centre d’appel ou reçoit des notifications sous la forme de SMS avant la coupure et puis, après la coupure, le client est vite rappelé pour voir ce qui fait qu’il n’arrive pas à honorer son engagement. C’est tout un processus avant qu’un client ne soit en défaut. Donc, il y a un délai de grâce qui est concédé à chaque client. » 

En un an et demi et 15 000 abonnés à BBOXX, le taux de défaut est de 6%, soit 900 ménages togolais qui ont eu de l’éclairage électrique avant de revenir, peut-être pour une courte durée, à la lampe tempête.

Le gouvernement togolais a un projet de distribuer d’ici 2030 des kits solaires à 555 000 ménages ; ce sont environ 2,5 millions  personnes qui devraient bénéficier de ce programme, qui a besoin d’un financement de 435 milliards de francs CFA, soit plus de 660 millions d’euros.

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