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Conakry: un centre moderne de gestion des déchets en construction

Par Stanislas Ndayishimiye

En Guinée, l’Anasp, l’Agence nationale de l’assainissement et de la salubrité publique vient d’entamer la professionnalisation de la gestion des déchets solides de la ville de Conakry, avec le soutien financier de l’Union européenne. Le processus, qui durera 10 ans, ne met pas en péril les emplois informels du secteur. Un premier centre ultramoderne de regroupement des déchets est en construction dans la commune la plus peuplée de la capitale.

700 000 personnes vivent dans la commune de Ratoma, soit le tiers de la population de Conakry, une ville où les ordures sont partout, à même la chaussée et bouchent les caniveaux. Le point de regroupement et de tri des déchets du pont de Kakimbo sera ultra moderne. Il doit être livré en octobre prochain. Dénommé Sanita Villes propres, le projet est mis en œuvre par Enabel, l’Agence belge de développement.

Pierric Raulin, son responsable technique, en décrit le fonctionnement sur une maquette. « La zone que nous voyons ici, c’est un bac au sol et des PME qui amènent les déchets et qui les mettent dans le container. », dit-il. Puis il détaille : « L’idée de cette zone de transit et de tri, c’est de pouvoir améliorer la situation existante, c’est-à-dire améliorer l’ergonomie du travail pour les PME et donc la cadence également de remplissage des bacs pour pouvoir améliorer le transfert, une amélioration de la cadence et de la capacité. Là par exemple sur ce point, on va aller sur 3 bacs. Également, on essaye de créer une nouvelle fonction : tout ce qui est tri et valorisation des déchets. »

Les attentes des PME

Dans chaque zone de la ville de Conakry, les PME locales de ramassage chez l’habitant auront un emplacement où transporter les ordures et autres déchets. Et c’est un opérateur professionnel qui se chargera de trier et de tout emmener à la décharge.

Pour Sory Camara, président de la Fédération des gestionnaires des déchets de Guinée, « ce projet est attendu par toute la population en général, mais plus particulièrement les PME, parce que la survie des petites et moyennes entreprises dépend de la réalisation de ce projet », affirme-t-il. Puis d'ajouter : « Dans toute la ville de Conakry, on a une production journalière moyenne de 1 800 tonnes de déchets par jour. Le lancement des activités d’aménagement du premier point de transit est un ouf de soulagement et un signe d’espoir pour nous les PME. »

« Une petite révolution »

La pré-collecte des déchets a toujours été confiée aux PME, dont la taille moyenne est de 10 à 20 personnes. Il y a environ 150 PME dans le secteur à Conakry. L’existence bientôt des points de regroupement et de tri modernes, c’est « une petite révolution », selon Mohamed Lamine Condé, responsable des opérations de l’Anasp. « Le problème des déchets est pris à bras le corps dans toute la ville de Conakry, pas à Ratoma seulement. Avec la stratégie de professionnalisation qui se met en place déjà dans la commune de Kaloum où les choses ont démarré, les gens ne se permettent plus de faire comme avant ! Il y a un progrès qui se fait ; il est lent bien sûr », admet Mohamed Lamine Condé.

Les autorités guinéennes le reconnaissent : « la saleté dans la ville de Conakry est une honte ». Et le rêve, que Mohamed Lamine Condé considère comme réalisable, c’est que Conakry « retrouve dans quelques années son qualificatif » - que les plus jeunes de connaissent pas – « de perle de l’Afrique de l’Ouest ».

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