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À la Une: la CAN, cimetière des Eléphants

Par Norbert Navarro

Les Éléphants de Côte d’Ivoire ont mordu la poussière hier face aux Fennecs algériens en quart de finale de Coupe d'Afrique des nations. Et en Côte d’Ivoire tôt ce matin, les Éléphants, c’est-à-dire les footballeurs de l’équipe nationale, brillaient par leur absence des Unes qu’il nous était loisible de dénicher en ligne. En pages intérieures toutefois, L’Intelligent d’Abidjan estimait que les supporters ivoiriens étaient « fiers » de leur équipe.

Au Burkina-Faso voisin, en revanche, ces pachydermes avaient déjà droit à leur requiem dans les pages du quotidien Le Pays. L’Éléphant est arrivé « avec un pied cassé, et les pachydermes ont continué à pratiquer un football boiteux, trop insuffisant pour espérer aller plus loin dans la compétition, et qui a fini par montrer ses limites », bucheronne ce quotidien ouagalais.

« Même si, contrairement aux matches précédents où les protégés de Ibrahim Kamara n’ont véritablement pas convaincu et semblaient plus portés par la chance et la réussite que par la consistance de leur jeu, cette fois-ci, les Éléphants ont montré un bien meilleur visage qui laissait entrevoir des motifs d’espoir. Mais c’est en toute logique qu’ils ont baissé la trompe », estime ce quotidien ouagalais, les Éléphants « sortent par la petite porte ».

La locomotive Nigeria

Au palais de l’Élysée, hier à Paris, les présidents français et ghanéen, Emmanuel Macron et Nana Akufo-Addo, ont rencontré une délégation des diasporas africaines vivant en France. Les deux présidents ont notamment parlé de la première économie du continent africain, le Nigeria, évoquant l’accord de la zone de libre-échange continentale africaine, et en soulignant que « si le Nigeria échoue, toute la région échoue. Si le Nigeria réussit, il portera toute la région », rapporte Bénin Webtv.

« Connu pour ses positions sur la France-Afrique, Akufo-Addo a de son côté tenu à rappeler la responsabilité des Africains dans le développement du continent, pointe encore ce site internet. Il faut changer l’histoire du père Noël qui va venir pour développer le continent. Il n’y a que nous qui pouvons développer notre continent. Il n’y a pas de père Noël. Une fois que cette mentalité devient la nôtre, cela change le regard et les relations avec la France, avec l’Europe », a soutenu le premier citoyen ghanéen, pointe Bénin Webtv.

L’arbre à palabres de Macron

Mais ce matin, un journal ironise sur la rencontre d’hier à l’Élysée. « Tout ça, c’est woba woba », balaie d’un formule L’Observateur Paalga, en référence à « Ohba Ohba », titre que les fans du reggaeman Tiken Jah Fakoly connaissent bien, après qu’en effet, « 350 délégués triés sur le volet (aient) eu le privilège de dialoguer avec Jupiter, le président Akufo Nana-Addo du Ghana à ses côtés ».

Certes, L’Observateur Paalga se réjouit de l’initiative du président français de « prendre langue » avec les Africains vivant dans son pays. « Pour une première, c’en est vraiment une », admet ce quotidien ouagalais. Toutefois, s’empresse-t-il de compléter, « le dialogue direct, dans le style questions-réponses, où Emmanuel Macron joue le professeur dialecticien, assenant des vérités (…) à un auditoire conquis par son verbe (…) commence à ressembler à un disque rayé ».

Voilà pourquoi ce journal burkinabè se demande ce que « peut dire encore Jupiter sur les relations entre son pays et le continent noir qui n’ait été déjà dit ? Que la Françafrique, c’est fini ? Que son gouvernement veut construire en lieu et place une relation gagnant-gagnant ? C’est du déjà entendu », et donc du « woba woba », autrement dit « des paroles en l’air sans prise avec la réalité ».

Et L’Observateur Paalga « sent encore de la condescendance et comme un droit de regard sur un pré carré (que la France) n’est pas prête à abandonner. La présence à ses côtés d’Akufo Nana-Addo ce jeudi, président d’un pays anglophone membre du Commonwealth, ne change rien à la donne », estime encore ce journal ouagalais.

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