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RDC: les énergies renouvelables au cœur du développement

Par Olivier Rogez

En RDC, 10 % de la population a accès à l’électricité. L’un des taux les plus faibles du monde. Si la RDC s’est lancée dans une politique de grands travaux hydrauliques, de nombreux acteurs plaident pour des solutions plus proches des consommateurs et notamment le développement du solaire individuel.

Un Congolais sur dix a accès à l’électricité, les autres en sont réduits à attendre que se concrétisent les projets pharaoniques de Kinshasa dans le domaine hydroélectrique notamment. Mais les choses changent. Il est désormais possible à moindre coût de s’équiper de systèmes solaires individuels. L’entreprise britannique BBOXX commercialise à Goma, Bukavu et Kinshasa une solution originale. Le client ne paie pas le panneau solaire, mais son utilisation.

Louis De Muylder est directeur innovation de BBOXX RDC. Il explique que « le système n’est pas installé gratuitement, donc il faut quand même un engagement du client, mais il est minimal, et ensuite, le client paie tout au long de l’utilisation, et s’il ne paye pas, le système se désactive. Pour 24 heures d’électricité, cela coûte l’équivalent de cinquante centimes d’euro », affirme-t-il.

Pour des solutions à destination directe des ménages

BBOXX a rejoint l’Acerd, l’Association congolaise des énergies renouvelables décentralisées. Une dizaine d’acteurs des énergies renouvelables qui plaident justement pour le développement de solution en direction des ménages. « L’hydraulique est certainement l’un des éléments de réponse, mais cela ne peut pas être le seul ; qui plus est par rapport à l’urgence de la situation », prévientDenis Banlier, le président de l’Acerd.

Puis, il détaille : « Si vous lancez aujourd’hui un projet hydraulique, il ne va rien amener avant plusieurs années, pour dire le moins. Et c’est pour cela que les solutions plus légères, on pense au solaire individuel, peuvent être beaucoup plus adaptées. Non pas comme une solution miracle pour tout le pays, mais comme une solution pouvant améliorer rapidement les conditions de vie des Congolais. »

« Rentrer dans un cercle vertueux »

La production d’électricité individuelle, c’est donc le credo de l’Acerd qui voit déjà les investisseurs manifester leur intérêt. « Le sujet c’est de pouvoir amorcer la pompe, de pouvoir atteindre certains seuils critiques. Il faut atteindre des volumes et les volumes attirent les capitaux, qui créent les volumes, etc. C’est de rentrer dans un cercle vertueux finalement. Ce qui est certain, et cela a été démontré dans d’autres pays, c’est qu’il y a une économie pour un développement privé profitable de l’énergie solaire décentralisée. Ça prend du temps, cela nécessite des impulsions et une collaboration entre les acteurs, l’Acerd essaie d’amener sa pierre à cet édifice là. »

À Goma plus de 5 000 foyers utilisent des kits individuels, ils sont déjà 100 000 à Kinshasa.

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