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Hyperloop dans les starting-blocks

Par Dominique Desaunay

Le système Hyperloop, imaginé par Elon Musk, le patron de SpaceX et Tesla Motors, qui serait capable de nous transporter par voie terrestre à plus de 1000 km/h prend un nouvel essor. La société américaine Hyperloop TT installée en France compte effectuer ses premiers essais, avec des passagers, dès 2020.

Hyperloop ? C’est le transport idéal du XXIe siècle. Ce mixage entre plusieurs technologies empruntées au train à sustentation magnétique et à l’avion supersonique a été imaginé et lancé en 2013 par le multimilliardaire, Elon Musk, patron de SpaceX, et de Tesla Motors qui commercialise des fusées et des bolides fonctionnant à l’électricité.

Ce système de transport à très grande vitesse consiste à propulser à l’aide d’un champ magnétique parcourant un tube à basse pression atmosphérique, des capsules circulant sur toute la longueur du cylindre. Les navettes atteindraient ainsi et en théorie les 1200 km/h, avec une dépense énergétique minime si toutefois la génération du courant est assurée par des panneaux photovoltaïques. Les tubes qui sont suspendus à des pylônes suivraient les infrastructures routières existantes.

Avec ce genre d’engin, un Paris-Marseille s’accomplirait en quelques dizaines de minutes seulement, le tout pour la somme ridicule d’une vingtaine d’euros, affirment les sociétés qui se sont lancées dans le développement du projet. Depuis 2013, la compétition industrielle et une guerre de communication font rage entre ces entreprises, à chaque test technique qui semble prometteur, de superbes vidéos promotionnelles sont publiées en masse sur la Toile et les réseaux sociaux.

Mais concrètement, pas une « rame » d’Hyperloop ouverte au public n’a encore pointé le bout de son nez. Alors des promesses, toujours des promesses ? Pas tout à fait, fait savoir la société américaine Hyperloop Transportation Technologies, qui a choisi la France pour construit en Haute-Garonne, près de Toulouse, un tunnel d'essais de 320 mètres de long capable d'accueillir une capsule de 32 mètres. « Nous sommes plus près que jamais du moment où nous transporterons des personnes dans l'Hyperloop pour la première fois », annonce le patron de l’entreprise dans un communiqué.

Son intention est d'effectuer des essais grandeur nature avec des passagers dès 2020. Cependant, on reste encore très loin l’exploitation commerciale d’un réseau de tubes pouvant accueillir de futurs voyageurs ultra pressés. La société HyperloopTT prévoit, sans donner de dates précises de construire ses premières lignes aux Émirats arabes unis et une gare centrale au cœur d’Abou Dhabi.

En attendant, le reste du monde peut continuer de rêver à ces voyages par voie terrestre à la vitesse du son, espérant toutefois qu’ils puissent enfin se concrétiser, bien avant la fin du XXIe siècle. Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

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