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Centrafrique: les autorités du pays tentent de réglementer les jeux d’argent

Par Charlotte Cosset

En Centrafrique, comme dans beaucoup de pays africains, les jeux d’argent et plus particulièrement les paris sportifs sont très prisés. Dans la capitale, Bangui, les endroits qui proposent des jeux d’argent sont dans tous les coins de rue : jeux de machines à sous et paris en tous genres… Les autorités tentent de réglementer le marché.

Jean-Claude est venu faire son pari. « J'ai choisi le numéro 4 pour le jeu d’aujourd’hui. » Il est gardien et gagne environ 75 000 francs CFA par mois. Chaque jour, il parie entre 500 et 1 000 francs. « Parfois je gagne. Il y a le jeu de tiercé on paie à 100 francs, pour le jeu de quintet on paye aussi à 100 francs. L’année passée j’avais gagné 600 000 francs, mais cette année, je n’ai pas encore eu de chance. Je joue tous les jours. Bon il y a les chevaux qui sont là et leurs performances et tu essaies d’analyser par rapport à ça et les meilleurs chevaux et tu choisis. Et il y a des chevaux qui sont des outsiders, qui peuvent faire des surprises. »

Devant cet engouement, la marque PMU a choisi de s’implanter dans le pays en fin d’année 2018. Des tables en bois s’alignent un peu partout dans la capitale. Des personnes tiennent les décomptes des paris sur des grilles. Quelques baraques aussi, presque toutes portent le sigle PMU. Pourtant, la plupart exploitent la marque illégalement, explique Aymeric Lion, rencontré dans un café parisien, représentant la marque du célèbre jeu hippique.

« La grande difficulté que nous rencontrons en termes d’activité, c’est qu’on est face à des concurrences inégales. C’est-à-dire que quand vous avez deux concurrents que sont Guyot ou la Centrafricaine des jeux, qui exploitent la marque PMU de façon illégale sans jouer le jeu du PMU, pour nous, c’est un vrai frein. Les marges ne sont pas les mêmes, la capacité de développement n’est pas la même. »

Des entreprises de jeux d’argent pas toujours légales ou en règle. Une situation dont sont bien conscientes les autorités, détaille le ministre de l’Intérieur, Henri Wanzet. « Les jeux d’argent sont un gros problème. La procédure voudrait qu’il y ait une demande, qu’il y ait une enquête de moralité, qu’il y ait la délivrance d’un agrément afin de se permettre d’être opérationnel. Tout cela l’agrément c’est subordonné à des taxes et autres qui se paient au niveau de la mairie au Trésor pour en arriver à l’agrément. Et c’est moi qui délivre l’agrément. Une fois que tous ces contrôles des techniciens me conforment qu’ils ont suivis toute la procédure, OK, je donne l’agrément. »

Des réformes sont intervenues dans le secteur en janvier, ce qui a permis de créer une équipe consacrée à la lutte contre la fraude.

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