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Revue de presse Afrique
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À la Une: tour de vis post-électoral en Mauritanie

Par Frédéric Couteau

« Un vainqueur autoproclamé avant l’annonce des résultats officiels ; des sièges de partis sous scellés ; Internet totalement coupé ; des véhicules de la police et de l’armée lourdement armés postés devant des lieux stratégiques ; des militaires interdisant l’accès à certaines zones. La capitale mauritanienne offre depuis dimanche l’image d’une ville en état de siège », rapporte L’Observateur Paalga au Burkina. « Mais le plus grave dans cette histoire, poursuit-il, c’est que le pouvoir mauritanien croit déceler derrière les manifestations de colère l’ombre de mains étrangères. Et, chose étrange, c’est du chef de la diplomatie mauritanienne qu’est venue la première salve. Le ministre des Affaires étrangères a en effet accusé le Sénégal, la Gambie et le Mali d’être les instigateurs des troubles qui secouent actuellement son pays. Le comble de l’irresponsabilité, s’exclame L’Observateur Paalga, car ce faisant, il jette les ressortissants de ces pays en pâture à d’éventuelles représailles. Et des interpellations, il y en a déjà eu par centaines. »

Le Pays, toujours au Burkina, dénonce pour sa part ce qu’il appelle le « jeu trouble de la France » ; Le Pays qui note que « la France s’est empressée de saluer la victoire du candidat du pouvoir, le Général à la retraite Mohamed Ould Ghazouani, proclamé vainqueur dès le premier tour. On peut s’interroger, estime le quotidien ouagalais, sur cette précipitation suspecte de l’Hexagone qui n’en est pas à sa première du genre, à féliciter un candidat dont la victoire est contestée. »

Qui plus est, poursuit Le Pays, cette « reconnaissance par Paris de la victoire du Général Ghazouani constitue une sorte d’appel à la démobilisation des militants de l’opposition. »

Tchad : la peur de la contagion soudanaise

À lire également, cette fois dans Le Monde Afrique, cet article sur la crainte des dirigeants tchadiens de la contagion de la contestation soudanaise…

« Au Tchad, la peur d’un vent de révolte soudanais », titre Le Monde Afrique. « Pour en avoir bénéficié en tant que chef rebelle en 1990 et failli en être la victime en 2006 puis en 2008, Idriss Déby sait que les vents qui amènent le changement dans son pays se lèvent souvent à l’est. Inutile donc de rechercher sur la télévision nationale tchadienne un sujet sur l’actualité soudanaise. Les mois de révolte populaire comme la répression qui s’est abattue sur Khartoum demeurent au Tchad des angles morts. [...] Dans un pays dirigé depuis bientôt trente ans par le même homme, poursuit Le Monde Afrique, où la gestion de la manne pétrolière a abouti à la construction de bâtiments fantômes et à une dette de 1 milliard de dollars, et où les protestations publiques comme les réseaux sociaux sont interdits depuis plus d’un an, le pouvoir craint un effet tache d’huile, où les jeunes tchadiens viendraient imiter leurs voisins soudanais. »

Et là aussi, pointe encore Le Monde Afrique, la France est un allié précieux pour Idriss Déby : « la recherche du maintien de la stabilité à tout prix (dans la région sahélienne) a eu un effet pervers : la France et plus largement les pays occidentaux ont permis à ce pouvoir autocratique de se renforcer. »

La CAN en Égypte : des stades désespérément vides…

Enfin, la CAN avec cette question : « pourquoi les stades égyptiens sont-ils si vides ? » Question posée par Le Point Afrique. En effet, « si le match d’ouverture entre l’Égypte et le Zimbabwe, vendredi dernier, a réuni près de 75 000 spectateurs dans les tribunes de l’immense stade international du Caire, les autres rencontres de la Coupe d’Afrique des nations 2019 n’ont pas eu le succès escompté. Dès le lendemain, le décor a changé du tout au tout. Ainsi, la deuxième confrontation de la compétition, RD Congo-Ouganda, programmée dans la même enceinte cairote, a réuni 1 083 personnes à peine ! Plus de brouhahas ni de vuvuzelas. » Alors, explication avancée par Le Point Afrique : « si les Égyptiens affectionnent leur championnat et adorent leur équipe nationale, ils ne prêtent guère attention aux autres sélections, et cela se ressent par ces ambiances de stades fantômes au cœur de leur capitale. [...] Autre élément, relève encore Le Point Afrique : les places sont vendues trop cher, à 100, 300 ou 500 livres égyptiennes, soit 5, 15 et 26 euros. Des tarifs jugés excessifs par les supporteurs, qui n’ont cessé de fait part de leur mécontentement sur les réseaux sociaux. »

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