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Côte d’Ivoire: grainothèque pour une production rurale circulaire

Par Stanislas Ndayishimiye

Afrique en marche aujourd’hui avec cette jeune pousse ivoirienne : la grainothèque. Elle a été fondée, il y a 2 ans. Elle se fixe pour objectif de réinventer l’agriculture paysanne.

Grainothèque a été fondée à Man dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, à 560 km d’Abidjan. Daniel Oulaï a eu cette idée après avoir fait deux constats.

« Ici à Man, c’est 40 à 60% de pertes post-récolte chaque année pour les petits producteurs. Ces pertes sont dues essentiellement au fait que les petits agriculteurs n’ont pas accès aux routes et n’arrivent pas à conserver leurs productions ; la deuxième chose c’est la raréfaction de la diversité génétique des plantes. Donc, on a des espèces de plantes qui sont en train de disparaître à cause de la monoculture et de l’utilisation intensive de certains agrochimiques à travers les champs. »

C’est donc pour réduire les pertes post-récolte et valoriser la diversité génétique des semences que Daniel Oulaï a créé Grainothèque, une entreprise sociale qui propose une approche circulaire de la production agricole.

« On a un système de production intégrée, qui essaie de créer un mariage entre production végétale et production animale. C’est-à-dire que les invendus des céréales et des légumineuses sont valorisés à travers un moulin communautaire, pour faire des aliments pour le bétail et les déchets du bétail sont valorisés en compost pour servir d’amendement des sols dans des champs de production de céréales et de légumineuses. »

Ce qui permet donc de réduire l’utilisation intensive des engrais chimiques. Grainothèque achète les invendus des producteurs pour les transformer en compost et en aliments pour bétail, qu’elle vend aux agriculteurs et aux éleveurs, en principe formés dans son incubateur agricole.

 

La start-up est actuellement en train de développer une solution, pour permettre aux agriculteurs de réagir rapidement face aux insectes ravageurs.

« Il faut qu’on puisse faire recours aux nouvelles technologies, pour gérer avec précision la question des ravageurs, être en mesure de les identifier à temps, afin de mettre l’agriculteur en contact avec des entreprises qui proposent des solutions et des traitements biologiques et faire des alertes pour prévenir les agriculteurs de la présence des ravageurs dans leur zone d’activité. »

Daniel Oulaï a déjà été récompensé à plusieurs reprises. Dans le cadre de Vivatech 2019 au mois de mai à Paris, il faisait partie des neuf lauréats du prix de l’entrepreneur africain.

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