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À « la Une », la CAN des « premières »

Par Norbert Navarro

C’est le coup d’envoi de la CAN 2019. Laquelle, initialement, devait, rappelons-le, se dérouler au Cameroun, avant d’être envisagée au Maroc. Elle se jouera donc… en Égypte. Le tout à l’initiative d’Ahmad Ahmad, élu président de la CAF et à qui sont arrivés les soucis que l’on sait.

Mais ce soir, place plutôt à la fête. Et « malgré les quelques mois » dont elle a disposé pour préparer la compétition, l’Egypte est « confiante » et promet un spectacle « inoubliable », clame en pavoisant le journal égyptien Al-Ahram.

Alors, même si cette CAN se déroulera « sous haute sécurité, menaces terroristes obligent », le journal Wakat Sera le souligne, ce sera « l’édition des premières » : première fois, depuis plus de 30 ans « sans le Camerounais Issa Hayatou » ; première fois « en juin-juillet contrairement aux autres qui étaient calées sur janvier-février » ; première fois « que 24 pays seront du rendez-vous, contre les 16 des éditions précédentes » ; première fois avec la VAR, « la fameuse assistance vidéo qui ne fera son apparition qu’à partir des quarts de finale ».

Toutefois, ce journal burkinabè le promet, ce sera « la fête aux pieds des pyramides ». Raison pour laquelle Wakat Sera lance ce cri de joie : « vive le foot africain ! ».

La fête ? Attention, avertit Afrique Foot. Ce journal en ligne se demande si les joueurs du Cameroun ne vont pas se mettre en « grève » pour une histoire de prime. « C’est malheureusement un classique au Cameroun », soupire ce site Internet.

Alternance paisible en Mauritanie

En Mauritanie, c’est donc demain qu’est programmé le premier tour de l’élection présidentielle. Et même si le président sortant Mohamed Ould Abdel Aziz n’exclut pas de se représenter dans le futur, il n’est pas candidat cette fois-ci. Et certains journaux s’en réjouissent. Témoin Le Pays au Burkina Faso. Le président sortant a « surpris agréablement les démocrates d’Afrique et d’ailleurs pour n’avoir pas modifié la Constitution pour s’accrocher à son fauteuil, se réjouit ce quotidien ouagalais. Ce faisant, il donne une grande leçon de modestie à tous ces présidents africains en exercice qui croient, dur comme fer, être sortis de la cuisse de Jupiter et que de ce fait, les dieux les ont choisis pour présider aux destinées de leur pays ad vitam aeternam », énonce encore Le Pays.

« Chapeau bas donc à Mohamed Ould Abdel Aziz pour avoir permis que son pays connaisse une alternance au sommet de l’Etat ! Et nul ne doit lui jeter la pierre d’avoir scotché une personnalité issue de son écurie politique pour briguer la présidence de la République. Bien des présidents déchus auraient eu cette intelligence qu’ils auraient certainement évité des fins de règne humiliantes », ajoute, allusif, Le Pays.

Crise dans la com’ de crise au Sénégal

Enfin au Sénégal, c’est la confusion dans l’affaire Aliou Sall, le frère du président, après les déclarations d’El Hadj Kassé sur TV5. « Dissonance troublante », lance « en Une » le quotidien sénégalais EnQuête, les « ennemis » s’entredéchirent. Ce journal évoque une « guerre fratricide au sommet de l’Etat. Alors qu’on n’avait pas fini de parler de la cacophonie dans la communication gouvernementale, El Hadj Kassé, Yakham Mbaye et Mahawa Diouf en rajoutent à la confusion déjà grande », énonce EnQuête.

À la Une: le lancement de la Zlec, la zone de libre échange continentale africaine