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Revue de presse française
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À la Une: Guillaume Valette, dernière victime du Bataclan

Par Norbert Navarro

Il éclaire la Une du journal Le Parisien Dimanche, le sourire de Guillaume… Guillaume Valette, rescapé de l’attentat du 13 novembre 2015 au Bataclan, à Paris, avait mis fin à ses jours dans un établissement de soins où il avait été admis pour tenter, en vain, de trouver un chemin de lumière dans sa nuit.

Sorti physiquement indemne de l’attentat mais « brisé psychologiquement », Guillaume n’aura donc pas survécu au traumatisme de cette tuerie, et ses parents, Arlette et Alain Valette, « viennent d’obtenir que les juges d’instruction reconnaissent un lien direct entre ce suicide et les attentats de 2015 », énonce en Une Le Parisien Dimanche.

Dans ce journal, Arlette, sa maman, y voit une « reconnaissance (…) On avait besoin de l’entendre officiellement. Même si ça n’atténue pas le chagrin de sa perte. Depuis son décès, on est dans la survie », ajoute-t-elle.

Alain, son papa – qui est, précisons-le, un de nos anciens camarades de travail à RFI et à qui nous pensons tous ici, avec affection - tient à souligner dans Le Parisien Dimanche qu’il est « totalement faux de dire (que Guillaume) avait refusé de se soigner (…) Pour l’entourage c’est très compliqué de savoir comment agir et aider. On n’a pas les clés, on n’est pas formés pour ça. Je voyais bien qu’il n’allait pas bien, mais pas à ce point-là. C’est pour ça que je culpabilise énormément, dit-il, avant de prévenir des effets à long terme du terrorisme. Il y aura peut-être d’autres Guillaume dans les années à venir », dit Alain Valette au Parisien Dimanche. Lequel journal le formule, une « génération attentats » est née en France.

Notre drame de Paris

Deux mois après l’incendie de la cathédrale, une messe a été dite hier à Notre-Dame de Paris. Ite missa est ! Dite, la messe l’a été par une trentaine d’officiants, casque de chantier vissé sur la tête, célébrant l’office à deux pas des gravats.

Notre-Dame de Paris ? Un sujet qui demeure de choix pour la presse hebdomadaire. Exemple avec ce portfolio haut en couleur de l’incendie du 15 avril dernier à découvrir dans le magazine photo Polka. Des clichés qui « entrent dans l’histoire », lance Polka en Une.

Mais ça, c’était il y a deux mois. Depuis, la controverse sur la restauration à l’identique ou non de la cathédrale a laissé place à d’autres types de querelles.

Le Point, cette semaine, raconte à ses lecteurs « la bataille secrète de Notre-Dame ». Bataille, en effet, car le projet de restauration de la cathédrale lancé par Emmanuel Macron est devenu un « casse-tête politique », souligne cet hebdomadaire. La volonté du chef de l’État de restaurer Notre-Dame en cinq ans a enclenché aussitôt « un phénoménal imbroglio de ressentiments, de vexations et de jalousies, qui ne cesse depuis lors d’enfler ; à tel point qu’on se demande par quel paradoxal miracle notre pays est capable de transformer une telle concorde nationale en une si confuse discorde administrativo-politique », s’effare Le Point.

L’archipel français

La France ? Elle est passée au scanner cette semaine par le magazine Valeurs Actuelles. Appelés aux urnes voilà quinze jours, les Français ont clairement dessiné un électorat dominé par l’abstention (un Français sur deux s’est bien gardé d’aller voter), et qui est réparti entre deux courants majoritaires : le Rassemblement national (23%) et La République en marche (22%). C’est le « remplacement du clivage droite-gauche par un clivage gagnants-perdants de la mondialisation », résume Valeurs Actuelles.

Cet hebdomadaire s’interroge : « Qu’est la France devenue ? Qui sont les Français ? Que pensent-ils ? Que veulent-ils ? » Autant de questions dans ce journal posées à Jérôme Fourquet, auteur d’un livre intitulé L’archipel français, naissance d’une nation multiple et divisée (Seuil).

En introduction de son livre, le directeur du département opinion de l’Ifop souligne que « de multiples lignes de faille – éducative, géographique, sociale, générationnelle, idéologiques et ethnoculturelle – s’entrecroisent, engendrant autant d’îles et îlots plus ou moins étendus », pointe Valeurs Actuelles. Jérôme Fourquet parle d’un « grand basculement » qu’il impute à deux facteurs principaux : « La dislocation de la matrice catholique sous les coups de boutoir de l’individualisme libertaire et son comblement partiel par une immigration de masse africaine », rapporte cet hebdomadaire.

Résultat, la France « n’en peut plus, n’en veut plus, ne veut plus rien et surtout pas ce qu’elle a été (…) Il y a plusieurs peuples sur le même sol, séparés par des fossés dont tout laisse à croire qu’ils iront en s’agrandissant (…) Les fossés ne sont pas économiques, s'ils l’ont été un jour, ils sont avant tout culturels », énonce Valeurs Actuelles.

La CAN à portée de Navigo

La CAN, pour conclure. Plus que cinq jours avant le début de la Coupe d’Afrique des nations. Mais près de Paris, la CAN a déjà commencé : depuis le début de ce mois, en effet, le foot d’Île-de-France « vit au rythme des Coupes d’Afrique des quartiers », constate L’Équipe Magazine.

À l’origine, un « simple délire » qui va très vite susciter un vif engouement, un « buzz » sur les réseaux sociaux « lorsque la star du rap français Niska, originaire d’Évry (…), et des vedettes du foot comme Karim Benzema ou Didier Drogba affichent leur soutien à leurs équipes de cœur et relaient la compétition, raconte cet hebdomadaire sportif. Le phénomène a même pris des allures presque professionnelles : conférences de presse organisées la veille du match et diffusées sur le compte Snapchat de la compétition ; arbitrage vidéo (au smartphone) utilisé en cas de besoin ».

Résultat, « près de 2 000 personnes se déplacent au stade pour certains matches. Les tribunes sont remplies et les supporters en feu », constate L’Équipe Magazine. Lequel journal annonce la possible venue du Camerounais Samuel Eto’o pour assister au dernier match, ainsi que celle de Moussa Sisoko. « La ferveur n’en finit pas de monter », s’enthousiasme L’Équipe Magazine.