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Revue de presse française
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À la Une: regain de tension dans le Golfe

Par Norbert Navarro

Les États-Unis accusent l’Iran d’être « directement responsable » d’une attaque contre deux pétroliers norvégien et japonais en mer d'Oman. Un incident qui fait craindre un embrasement dans la région...

Attention, prévient le journal La République des Pyrénées, « si une guerre éclate prochainement, ce sera le fruit d'une provocation dans le golfe Persique ». Le détroit d’Ormuz, c‘est en effet là où transite l'essentiel du commerce mondial du pétrole. Bon an mal an, 2 400 pétroliers y passent. « Il suffit de jeter un œil sur la carte pour voir combien cette situation géographique est explosive, mettant face à face ces ennemis déclarés que sont l'Arabie saoudite et l'Iran, souligne ce quotidien du Midi de la France. Voilà qui « montre à quel point la tension peut devenir paroxystique, complète-t-il. Qui a intérêt à porter à une telle intensité une situation de crise ? », se demande en conséquence La République des Pyrénées.

La réponse à cette question ? Le journal Les Dernières Nouvelles d'Alsace n’en a pas la moindre idée, mais ce quotidien de l’est du pays a, sans surprise, trouvé le responsable. « À cause d'un certain Trump, la planète entière voit une partie de son destin prise en étau, sans autre prérogative que d'assister au jeu délétère des États-Unis. À vouloir mettre l'Iran à genoux par tous les moyens, notamment par des rafales de sanctions, Washington pousse cette puissance régionale à se venger. Pas forcément par la guerre. Des torpilles en mer d'Oman peuvent suffire à gripper la mécanique fragile de la croissance mondiale », explique donc le quotidien Les Dernières Nouvelles d’Alsace.

Pour autant, si les cours du pétrole ont bondi, ils ne se sont pas follement envolés. Les marchés pétroliers ont certes immédiatement réagi. Dès le début de la matinée, hier, le baril de brent de la mer du Nord, principale référence du marché mondial de brut, « s’est envolé de plus de 4%, pour dépasser à la mi-journée 62,50 dollars », s’alarme Le Figaro.

Mais si 4% est bien une flambée, ça n’est pas un incendie. Et le journal Les Echos en tout sauf étonné. Car avec la montée en puissance de leur pétrole de schiste, les États-Unis ont de la réserve. Toutefois cette « autarcie » productive américaine rendrait la première puissance mondiale indifférente à une envolée des cours, et c’est ça qui est dangereux. Passée l’élection présidentielle de 2020, l’Amérique risque donc de devenir « moins vigilante » sur ce qui se passe au Moyen-Orient, prévient le quotidien économique français. Nous voilà prévenus.

Balkany & cie

En France, la justice requiert sept ans de prison ferme avec mandat de dépôt à l’encontre de Patrick Balkany, plus dix ans d’inégibilité. L’ex-maire de Levallois-Perret est accusé de corruption. Elles étaient « redoutées », ces réquisitions, « et pour cause », souligne Le Parisien ; le couple Balkany est soupçonné d’avoir dissimulé des avoirs estimés à 13 millions d'euros au fisc « par le biais d’un véritable jeu de piste disséminé derrière de multiples sociétés écrans à l’étranger », rappelle ce journal.

Le procureur « demande quatre ans avec sursis », pour Isabelle Balkany, complète Le Figaro. Lequel journal rapporte la formule du procureur à l’encontre de l’accusé : « Servir ? Oui, mais pour se servir. »

Mais attention, signale Le Courrier picard, Balkany est l’arbre qui cache la forêt. « Archétype du politicard à deux balles qui promet tout et fait beaucoup, qui embauche le copain de la cousine par alliance au type qui tient toujours le bureau de vote ; Balkany est la pointe d'un iceberg sacrément gigantesque. Il s'est fait prendre à l'issue du travail acharné de magistrats qui ne lui ont pas lâché les roubignolles. Mais il faut voir le temps que ça a pris ! Pour un Balkany, combien de Cahuzac dans les placards ? », interroge donc Le Courrier picard.

L’avis lisse de la police des polices

En France encore, l’IGPN a remis hier son rapport sur l’année 2018. La police des polices confirme un usage sans précédent des armes de maintien de l’ordre. Mais réfute le terme de violences policières. L’Inspection générale de la police nationale a constaté une hausse de plus de 200% des lanceurs de balles de défense et des grenades de désencerclement, durant cette année dont la fin a été marquée par le début du mouvement des « gilets jaunes », et les violences qui sont allées avec. Violence de certains manifestants, bien sûr, mais aussi violences policières.

Pourtant, « aucune sanction administrative, même conservatoire, n’a été prononcée » concernant ces dernières, pointe Libération. « Une apathie sidérante. » Selon ce quotidien, le message de l’IGPN est en gros : « Circulez, y a rien à voir ! » Certes, admet Libé, « personne ne nie que certains manifestants se sont comportés avec une violence extrême et qu’il fallait bien les contenir, mais les moyens utilisés était-il vraiment les bons ? », s’interroge-t-il, avant de regretter que les autorités, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner en tête, puissent « s’enfoncer dans le déni ».

Et en effet, pourtant, dans le journal Le Parisien, la cheffe de l’IGPN le maintient. « Je réfute totalement le terme de violences policières, déclare Brigitte Jullien. Il y a eu des blessures commises à l’occasion de manifestations durant lesquelles la police a fait usage de la force. Notre travail est de chercher à savoir si cet usage était légitime et proportionné. Nous devons évaluer la proportionnalité et la légalité de la riposte. Il y a peut-être eu des situations où cela n’a pas été le cas. Mais il est encore trop tôt pour le dire », ajoute encore la cheffe de l’IGPN dans Le Parisien.

Léonardo, le retour

Un mot de foot pour conclure, avec Leonardo qui est en passe de revenir au PSG. Selon Le Parisien, « dans les prochaines heures, le Brésilien va redevenir le grand architecte de la politique sportive du PSG sous le titre de directeur du football ou de directeur sportif, voire encore de manager sportif ».