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Revue de presse française
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À la Une: Édouard Philippe en première ligne

Par Frédéric Couteau

Il n’a pas encore parlé, mais il fait déjà la Une ce matin. Le Premier ministre va prononcer ce mercredi à l’Assemblée nationale un discours de politique générale, pour marquer l’acte II du quinquennat.

En effet, relève Le Parisien, « cette prise de parole solennelle devant l’Assemblée aujourd’hui, puis le Sénat demain matin, revêt une importance cruciale. Après la conférence de presse d’Emmanuel Macron, le 25 avril, Édouard Philippe a pour mission de dérouler la mise en musique pratique de ce fameux acte II du quinquennat. Une sacrée revanche pour celui que l’on disait démonétisé, sur un siège éjectable en cas de revers aux Européennes et qui semble plus que jamais arrimé à son fauteuil… »

Alors de quoi va parler Édouard Philippe ? « Une certitude, affirme Le Parisien, les questions de pouvoir d’achat et, donc, le détail de la baisse de l’impôt sur le revenu et l’écologie seront au cœur de son discours. »

« Premier objectif de ce grand oral, pointe Le Figaro : profiter du capital politique tiré du résultat des européennes pour relancer la machine à réformer. Retraites, assurance-chômage, révision constitutionnelle… l’hôte de Matignon doit préciser l’agenda du “temps 2” du quinquennat, dont le cap avait été fixé par Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse. Édouard Philippe actera également un changement de méthode de gouvernance, qu’il veut moins brutale, plus horizontale. Enfin, le vote de confiance qui suivra la déclaration du Premier ministre sera l’occasion pour la majorité de se compter en pleine recomposition de l’échiquier politique. »

En fait, estime L’Union, « l’exécutif est attendu sur le rythme des réformes et sa capacité à transformer avec pédagogie tout ce qui demeure un handicap à plus de prospérité partagée, tout en connaissant l’importance de la variable de l’environnement. » Avec ce défi : « comment planifier dans le temps la nouvelle assurance chômage, le calcul différent des retraites, la question de la dépendance et les chantiers de la bioéthique sans se prendre les pieds dans le tapis des urgences ? »

Hong Kong : bras de fer autour du projet d’extradition

À la Une également, « Hongkong : “Pékin a les opposants dans le viseur” » : reportage à lire dans Libération. L’exécutif prochinois de l’ex-colonie britannique est bien décidé à autoriser les extraditions judiciaires vers la Chine. Après la mobilisation monstre d’un million de personnes dimanche, le gouvernement devait commencer aujourd’hui à examiner le projet de loi, qui devrait être soumis au vote le 20 juin. Mais il a préféré reporter cet examen en raison de nouvelles manifestations…

Malgré tout, pointe Libération, « les chances de l’opposition parlementaire d’empêcher la légalisation très controversée des extraditions vers la Chine continentale semblent bien minces. Même si un million de personnes ont défilé dimanche dans les rues de Hongkong, l’exécutif n’a pas affiché une réelle volonté d’amender son projet. »

Pourtant, précise encore Libération, « voilà des semaines que la colère monte au sein de larges fractions de la société hongkongaise. Elle estime que la justice   dont l’indépendance est garantie par l’accord de rétrocession entre Londres et Pékin en 1997   ne peut commencer à livrer quiconque à un système judiciaire chinois réputé opaque, corrompu et soumis au pouvoir politique. »

Qui serait la cible de ces extraditions ? « “Les gens avec des idées et les gens avec de l’argent”, résume Paul Zimmerman, élu local de l’opposition : “Pékin a dans le viseur à la fois les opposants politiques et ceux qui font de l’argent, donc les hommes d’affaires, chinois en particulier”, dit-il, balayant d’un revers de la main les assurances du gouvernement local selon lesquelles nul ne pourra être inquiété pour ses appartenances religieuses, ethniques ou politiques. Beaucoup à Hongkong pensent à Liu Xiaobo, Prix Nobel de la paix emprisonné pour “incitation à la subversion d’État” et mort en détention en 2017, ou Liu Shaoming, militant des droits des travailleurs, emprisonné pour le même motif depuis 2015. »

Soudan : le choix des démocrates !

Après l’Algérie hier, le quotidien Le Monde s’intéresse de près au Soudan dans son éditorial : il faut « sauver l’élan démocratique soudanais », s’exclame le quotidien du soir. « Un conflit au Soudan serait une catastrophe humaine incalculable, un désastre d’ampleur régionale et une occasion inespérée pour les éléments épars de l’organisation Etat islamique, qui ont fait de ce pays l’un de leurs points de chute depuis l’effondrement du “califat”. »

Et Le Monde d’interpeler les autorités françaises : « il est encore temps, pour Paris, de faire preuve de davantage de détermination face aux généraux du Conseil militaire de transition dont l’objet est de liquider le mouvement démocratique et de récupérer le pouvoir. [...] A-t-on conscience, à Paris, poursuit Le Monde, que la compromission avec les États autoritaires de la région revient à condamner la seule option viable pour combattre l’EI : faire émerger des pouvoirs civils équilibrés et prometteurs ? Il est encore temps, conclut le quotidien du soir, de faire preuve de davantage de détermination et de choisir sans ambiguïté le camp des démocrates à Khartoum. »

« En finir avec le plastique ! »

C’est le grand titre de La Croix. « Et si on interdisait le plastique ? », s’interroge le quotidien catholique. « Vingt minutes d’utilisation en moyenne, 400 ans à polluer la nature. Tel est le bilan du sac plastique “à usage unique”, longtemps perçu comme inoffensif. Un banal compagnon de nos courses, qui s’est révélé dévastateur pour l’environnement. Au moment de l’adoption de la loi de 2015 qui les a interdits en France, le calcul avait été fait : 5 milliards de pochons distribués aux caisses de magasins chaque année. Pour ce type d’objets, archétypes du “tout jetable”, l’interdiction est une piste privilégiée, pointe La Croix. Une directive européenne prévoit ainsi, à compter de 2021, de prohiber les couverts et assiettes à usage unique, les pailles, les cotons-tiges, les tiges de ballons, certains gobelets et contenants de la vente à emporter, etc. En France, le petit café du matin pris à la machine, c’est… plus de 2 milliards de gobelets jetés par an. »

Il faut donc recycler, réparer, consigner, car il y a urgence…

« Chaque année, précise encore La Croix, 8 millions de tonnes de plastique se retrouvent dans les océans, d’après le rapport de la Fondation Ellen-Macarthur. Cela équivaut à décharger chaque minute le contenu d’un camion poubelle en mer [...]. Si rien ne change, les océans pourraient contenir une tonne de plastique pour trois tonnes de poissons d’ici à 2025 et, en 2050, plus de plastique, en poids, que de poissons. »

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