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Revue de presse française
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À la Une: Nadal, l’herculéen!

Par Frédéric Couteau

« Herculéen » : c’est le grand titre de L’Équipe que l’on retrouve aussi dans Le Parisien… En effet, herculéen ce Nadal ! « Bousculé pendant deux heures, Rafael Nadal a inexorablement pris le dessus hier sur l’Autrichien Dominic Thiem pour remporter son douzième Roland-Garros », s’exclame le quotidien sportif.

L’Équipe qui n’en revient pas : « il y a bien longtemps que la question du meilleur joueur de tennis sur terre battue de tous les temps a été réglée (notamment par le septième sacre de l’Espagnol, en 2012), mais il va carrément falloir inventer une nouvelle définition, de nouveaux superlatifs, pour cerner le phénomène. Ici, Nadal explose tous les repères connus et imaginables. Voilà l’Espagnol dix-huit fois couronné en Grand Chelem. Non seulement il vient de repousser la menace Novak Djokovic à trois longueurs, mais il fond désormais sur les vingt Majeurs de Roger Federer. Dans trois semaines se profile Wimbledon. L’idée reçue veut que ce ne soit pas son jardin favori. Bien sûr, il n’a gagné à Londres que deux fois (2008, 2010). Mais sa demi-finale mythique contre Novak Djokovic, l’an dernier, suffit à remettre les pendules à l’heure. S’il l’emporte à Londres, Nadal réussira son troisième doublé Roland-Garros – Wimbledon. Un seul joueur a réussi cet exploit. Il s’appelle Björn Borg. »

Deux fois mieux que Borg !

Mais pour ce qui est de Roland-Garros, l’espagnol a fait deux fois mieux que le suédois… En effet, rappelle Le Parisien, « en 1981, lors du sixième et dernier sacre de Björn Borg à Paris, le monde entier évoquait un record imbattable. Trente-huit ans plus tard, le "petit gars de Majorque" (comme le surnomme son entraineur, Carlos Moya), éloge de la normalité, a doublé le score, écrasant ce record comme il écrase ses adversaires depuis 2005 sur cette terre battue parisienne. Ici, c’est Nadal. Pour l’éternité. »

Pour Libération, c’est « sans doute la plus belle finale depuis une bonne demi-douzaine d’année, un match d’une intensité à couper le souffle. »

Ce qui est frappant, commente Le Figaro, c’est que « Rafael Nadal a, au fil des années, su se réinventer, pour demeurer au sommet. L’Espagnol utilise toute la géométrie du court, déploie un arsenal de coups en force ou en toucher, incroyable de variété, à l’image de services volées plusieurs fois sortis de son carquois en finale (23 points sur 27 inscrits au filet) pour s’offrir une 93e victoire à Roland-Garros (pour deux défaites seulement et un forfait). [...] Si tous les records sont faits pour être battus, conclut Le Figaro, la légende de Nadal dansera longtemps sur le tournoi après que l’infatigable combattant aura rangé sa raquette, ses tics, ses courses folles, ses coups, ses effets et sa folle série… »

Difficile succession à la tête des Républicains

À la Une également, la difficile succession à la tête des Républicains…

Qui pour succéder à Laurent Wauquiez ? En tout cas, relève Le Figaro, « la direction des Républicains plaide en faveur d’une solution de consensus. Tout faire pour ne pas vivre une bagarre de seconds couteaux qui finirait par achever le mouvement. Depuis le départ de Laurent Wauquiez de la présidence des Républicains, certains noms de candidats à sa succession ont fleuri en coulisses. » Christian Jacob, Bruno Retailleau ou encore un certain… Nicolas Sarkozy, qui a d’ores et déjà coupé court aux rumeurs par l’intermédiaire « de son entourage qui insiste sur sa volonté de se tenir "à distance, plus que jamais" ».

Reste donc que « les Républicains sont déboussolés, pointe La Nouvelle République. Ils se cherchent un chef. Le nom de Christian Jacob est lâché comme un ballon d’essai. Derrière, les petits quadras pressés se marchent déjà sur les doigts de pieds. Et Jupiter, perché sur son nuage, continue de jubiler. »

D’autant qu’hier dimanche, 72 maires de droite ont signé une tribune pour afficher leur soutien à l'action du président de la République…

« 72 maires qui espèrent bien échapper à la concurrence d’une liste de La République en marche, pointe La Voix du Nord, dont la commission nationale d'investiture prépare ses premières décisions », à l’approche des municipales de l’année prochaine.

« Après tout, ironise Le Courrier Picard, Paris comme toute ville vaut bien une rapide génuflexion, en attendant la messe d’enterrement des Républicains et l’éclatement en chapelles. Pour résister à la déferlante, rien de tel que de s’appuyer sur le rocher stable le plus proche. Et surtout de bien s’ancrer dans la réalité locale, aux courants moins violents que les tourbillons nationaux. »

Certes, constate Le Midi Libre, « l’idée d’une grande coalition, dessein macroniste depuis 2017, fait son chemin. Elle s’est installée chez les Français qui ont fait exploser les carcans. Elle séduit car elle est moderne, porteuse d’espoirs et d’opportunités. Attention seulement, l’hégémonie ne fait pas bon ménage avec la démocratie. La diversité a aussi ses vertus. »

Le trac avant les examens : on peut s’en libérer !

« Chassez ce  trac qui vous détraque » : c’est la Une du Parisien

« Sueurs froides, palpitations, tremblements. A une semaine pile du baccalauréat, quelque 800.000 lycéens sont peu à peu gagnés par le trac, relève le journal. Sans oublier leurs aînés en plein concours, leurs cadets la tête dans le brevet et les familles dans leurs petits souliers. Difficile pour les élèves français, déjà deux fois plus stressés que leurs voisins européens, d’appréhender leur échéance avec calme. [...] Il existe pourtant des méthodes efficaces, pointe Le Parisien, pour lutter contre cette angoisse. »

Exemple : « les cours de confiance en soi qui font toujours plus d’adeptes. "Je les entraîne à parler en me servant des techniques de l’art dramatique, le théâtre, ça devrait être obligatoire dès l’école", affirme la coach Johanna Cohen, qui reçoit énormément de demandes surtout à l’approche du bac. Une autre professionnelle, Chilina Hills, le rappelle : "Il ne s’agit pas d’être parfait mais de s’autoriser à parler, c’est là toute la différence". Si, dans les cas les plus graves, une stratégie médicamenteuse peut être mise en place, les thérapies cognitives et comportementales sont idéales, assure Le Parisien. "Elles ont fait leurs preuves, encourage le psychiatre Antoine Pelissolo. D’ailleurs, la demande est de plus en plus forte". Tous les spécialistes le martèlent, le trac, on peut s’en libérer ! »

À la Une : au pied du Mur de Berlin, trente ans d’histoire et des questions