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Nigeria [série 2/3]: «Money Mariage», des enfances traumatisées

Par Moïse Gomis

Deuxième épisode de cette série qui nous conduit dans le nord de l’État de Cross River. Là-bas, dans le l’extrême sud-est du Nigeria, la communauté Becheve maintient une tradition ancestrale illégale selon les lois nigérianes. Un débiteur peut régler sa dette en vendant sa fille sans son consentement (enfant, adolescente ou jeune femme adulte) à un créancier. Cette « transaction » s’intitule « Money Marriage » que l’on pourrait traduire par mariage monétaire. Parfois pour une somme inférieure à 4 euros, de très jeunes enfants sont vendus à des hommes deux à trois fois plus âgés que leurs parents. Notre correspondant au Nigeria s’est rendu dans la localité d’Obanliku, où derrière ses collines, se perpétue une tradition réduisant des femmes en esclavage. Chez les hommes Becheve, posséder une ou plusieurs femmes appelées « Money woman » est un signe extérieur de richesse. Et depuis des siècles, ce mariage forcé est une réelle menace pour les femmes de cette communauté.

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