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Bio: le boum de la production française limite les importations

Par Claire Fages

Le cap est franchi : plus de 2 millions d'hectares sont cultivés en bio en France. C'est ce qui a permis, face à l'engouement toujours plus fort des Français pour les produits bio, de limiter les importations. Mais la croissance de l'agriculture bio française pourra-t-elle se poursuivre ?

L'adhésion des agriculteurs français au bio ne se dément pas, bien au contraire, observe l'Agence Bio. Ils sont 9,5 % des exploitants désormais, soit 14 % de plus en un an. Les surfaces ont progressé de 17 % en 2018 pour dépasser le cap psychologique des 2 millions d'hectares en bio ou en conversion. 7,5 % de la surface agricole française désormais est consacrée au bio, soit six fois plus qu'il y a vingt ans. La France talonne désormais l'Espagne et l'Italie, les deux leaders européens.

Essor spectaculaire des grandes cultures

Toutes les filières françaises progressent en 2018, mais l'essor le plus notable se situe dans les grandes cultures : les surfaces de céréales, d'oléagineux et de légumineuses augmentent de 31 %, alors que ce n'était pas un secteur très favorable au bio. Désormais plus de 4 % des surfaces de grandes cultures sont converties. La vigne bio poursuit son extension : + 20 %. Même boum des vergers et des surfaces maraîchères bio en France, en particulier les fruits à noyaux, prunes et pêches... L'élevage est encore en retard, à part les vaches laitières, mais les conversions ont été record dans le cheptel de truies (+ 20 %) et de poules pondeuses (+ 30 %).

31 % d'importations

Cet essor de l'offre française empêche les importations d'exploser. La consommation est pourtant toujours en hausse en France, près de 10 milliards d'euros désormais, presque autant qu'en Allemagne aujourd'hui. Mais la part des importations ne bouge pas : 31 %, et seulement 18 % si l'on enlève les produits tropicaux (café, sucre ou banane). Cela signifie que la France est de plus en plus autosuffisante en alimentation bio.

Cuivre et chauffage des serres

Mais pourra-t-elle aller plus loin, et notamment fournir les 20 % d'aliments bio qui seront obligatoires en restauration collective d'ici à 2022 ? La limitation depuis le 1er janvier en Europe de l'usage du cuivre, toxique en excès pour la faune du sol et les agriculteurs, sera un obstacle à tout nouvel essor. La filière bio française devra aussi trancher dans le débat qui la divise autour du chauffage des serres. Il permettrait d'étendre la saison des tomates et des concombres bio, mais n'est pas très écolo...

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