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Chronique des Matières Premières
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Le Sénégal cherche des partenaires internationaux pour ses semences

Par Claire Fages

Pour la première fois, le Sénégal est représenté au Congrès international des semences, organisé cette année à Nice, dans le sud de la France.

Pour le Sénégal, c’est une première. Le président de l’Union nationale interprofessionnelle des semences, Modou Thiam, a fait le déplacement à Nice pour dit-il « ouvrir son horizon de collaboration ». Le Congrès international des semences rassemble cette année 1 700 professionnels de 63 pays. C’est l’occasion d’échanges, d’autant que le Laboratoire national sénégalais vient d’être accrédité aux normes OCDE, ce qui facilite les partenariats à l’étranger.

Le but est d’améliorer la production de semences au Sénégal, en quantité et en qualité.

Moins de 20 % des semences utilisées par les agriculteurs sénégalais sont certifiées, c'est-à-dire contrôlées et autorisées à la vente. La disponibilité de semences, bonne dans le riz, est insuffisante dans l’arachide, le maïs ou le sorgho, et quasi-inexistante au Sénégal dans les légumes. Il faut donc importer des semences hybrides pour ces cultures alors qu’elles pourraient être produites sur place. Cela évolue, des partenariats se sont noués avec des sélectionneurs indiens et français de semences de pomme de terre et de maïs.

Le Sénégal souhaiterait aussi exporter des semences, la législation est harmonisée avec 17 pays d’Afrique de l’Ouest. Toute semence homologuée au Sénégal peut donc, par exemple, être vendue en Mauritanie ou au Tchad.

Les semences certifiées vont-elles faire disparaître les semences paysannes d’Afrique de l’Ouest ?

Les deux systèmes sont plutôt complémentaires, selon Modou Thiam, les semences certifiées étant encore chères à distribuer dans les régions reculées et les subventions publiques ne concernant qu’une poignée de variétés homologuées, « la semence paysanne (reproduite à la ferme) a encore de beaux jours devant elle. »

Le véritable problème selon lui, c’est la contrefaçon, « des produits tout venant mis en sacs avec un logo », qui ne produiront pas les rendements promis, voire seront contaminés. « On ne se réveille pas un bon matin en étant semencier, se plaint-il, il faudrait plus de réglementation et de contrôle pour lutter contre ce qu’il qualifie de fléau mondial. »

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