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Hala Alabdalla, un cœur syrien bien accroché à la caméra

Par Yasmine Chouaki

Hala Alabdalla crèche à Paris, mais son cœur gros est resté à Damas. L’œil toujours derrière la caméra, cette réalisatrice productrice installée en France depuis les années 80 a mis du temps avant de dire moteur sur sa Syrie à elle. C’est dans les années 2000 que ses documentaires (souvent filmés clandestinement) sont finalement sortis de son cœur gros. Et à l’évidence, depuis Je suis celle qui porte les fleurs vers sa tombe jusqu’à Un assiégé comme moi, Hala Alabdalla n’a qu’un guide suprême : la liberté. Ne dit-on pas en Syrie que « lorsque le vieux lion se meurt, même les chiens ont du courage et lui arrachent les poils de sa moustache ». Alors même si le lion de Damas n’est pas encore mort, les Syriens lui ont bel et bien arraché une révolution au nez et à sa barbe... Alors, entre mission et transmission, Hala s’est lancée dans une aventure intitulée Savoir Voir et Revoir : un laboratoire de formation et de réalisation de films pour jeunes réfugiés syriens et qui lui a valu le prix Montluc 2019.

Les choix musicaux d'Hala Alabdalla :
Dima OrshoHidwa
Dhafer YoussefSatyagraha
Louise AttaqueLéa

Lorsque Siyu Cao nous parle de la Chine, ça donne: un mandarin... une mandarine?