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VivaTech met en lumière l’accompagnement des jeunes pousses en Afrique

Par Stanislas Ndayishimiye

En marge de la 4e édition de VivaTech, le Salon des nouvelles technologies de Paris, qui s’est tenu du 16 au 18 mai - qui ferme donc ses portes aujourd’hui -, la Banque mondiale a accordé des prix à 10 start-up ou Jeunes pousses d’Afrique francophone. Elles apportent des solutions dans différents domaines, de la santé à l’énergie, des secteurs productifs aux secteurs sociaux.

Paps est l’une des jeunes pousses primées par le programme Afrique Excelle de la Banque mondiale. Basée à Dakar au Sénégal et présente au Burkina Faso, elle compte s’étendre en Côte d’Ivoire et dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest. Elle est spécialisée dans la livraison, mais pas seulement, explique Gaëlle Tall, directrice associée de Paps.

« On fait de la livraison bien sûr, mais on va vendre notre service de livraison, qui est associé à l’utilisation de nos outils et c’est ce qui va faciliter la commande des livraisons vers le client final. »

Paps, qui aspire à croître, n’est pas la seule jeune pousse en Afrique de l’Ouest sur le segment de la livraison.

« Aujourd’hui nous avons deux concurrents sérieux avec un positionnement proche sur la partie livraison. En revanche, sur la partie nouvelle technologies, on est les seuls à le faire pour l’instant en Afrique francophone. C’est ce qui nous différencie vraiment de l’offre actuelle. »

Cette offre particulière de Paps est une application web de géolocalisation, à l’intention des clients qui ne peuvent pas indiquer leur adresse de livraison. De 15 collaborateurs au démarrage, il y a 3 ans, Paps a doublé aujourd’hui sa flotte de livreurs, un peu grâce à l’accompagnement de la Banque mondiale, qui veut jouer le rôle de catalyseur de croissance pour les jeunes pousses d’Afrique, Alexandre Laure, spécialiste du secteur privé à la Banque mondiale et actuellement en charge du programme Afrique Excelle, explique jusqu’où l’institution financière internationale intervient.

« En termes de programme d’accélération, on se positionne entre l’amorçage et la série A, c’est-à-dire la première levée de fonds avec des investisseurs institutionnels. Donc, on accompagne un porteur de projet, qui a déjà un produit ou un service avec une traction sur le marché et qui a besoin de capitaux au-delà de ses fonds propres, de sa famille et de ses amis, pour pouvoir passer son idée à l’échelle. »

Un accompagnement de 10 mois au total. La Banque mondiale fait appel aux investisseurs pour repérer les projets à accompagner et aux donateurs pour financer les programmes.

« Ce programme a été financé par la coopération italienne. On a eu une première édition panafricaine anglophone, elle était financée par des pays scandinaves. De manière très précise pour ce programme [des pays francophones], on est à environ 400 dollars. »

Selon ce cadre de la Banque mondiale, l'institution veut aider les talents des pays en développement à avoir les mêmes chances d’accès aux financements que les talents des pays riches.

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