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Roger Guesnerie, l'économie de marché et le climat

Par Jean-Pierre Boris

La planète connaît une période de mutations rarement vue. Sous l’impulsion du président américain Donald Trump, les cartes de la mondialisation semblent rebattues, et la lutte contre le réchauffement climatique est combattue par les gouvernements de grands pays, les États-Unis ou le Brésil. Pour évoquer ces sujets à l’orée de l’année 2019, il fallait inviter un économiste qui, non seulement, avait travaillé sur ces questions, mondialisation et économie climatique mais qui, aussi par sa longue trajectoire, avait vu beaucoup de choses. Roger Guesnerie est cet économiste.
(Rediffusion du 19 janvier 2019).

Roger Guesnerie est le président d'honneur de l'École d'économie de Paris. Formé à l’École Polytechnique et à celle des Ponts et Chaussées, il est considéré comme un géant de la théorie économique. Outre ses activités de chercheur, il a beaucoup d'enseigné en particulier au Collège de France, et on trouve son nom sur de nombreux livres, «L'Économie de marché», aux éditions Le Pommier et qui en est à sa quatrième édition, ou «Pour une politique climatique globale, blocages et ouvertures», aux éditions du CEPREMAP.

 

1 / Dans les tentatives pour réduire la pollution, les difficultés sont innombrables. La bonne volonté ne suffit pas toujours face aux contradictions inhérentes économies modernes. Exemple avec le Canada, quatrième producteur de pétrole au monde, le Canada extrait des hydrocarbures très polluants de son sol. Les sables bitumineux nécessitent, en effet, l’injection de gaz dans le sol pour chauffer le mélange et produire le pétrole. Un quart des émissions de gaz à effet de serre produits dans ce pays viennent d’ailleurs du secteur gazier et pétrolier, un pourcentage qui ne cesse d’augmenter. Pourtant, le gouvernement canadien dispose d’un plan pour limiter la pollution dans ce secteur, et atteindre les cibles fixées lors de l’Accord de Paris.

Climat : les contradictions canadiennes 19/01/2019 Écouter

Reportage de Pascale Guéricolas.

 

2 / En juin 2018, l’un des plus grands États indiens, le Maharashtra, qui compte Bombay comme capitale, a mis en place une interdiction stricte de la production et de l’utilisation de différentes sortes de plastique à usage unique. Ceci dans le but de freiner l’énorme pollution que ces déchets entraînent : ce plastique est en effet régulièrement jeté dans les égouts, bloque les canalisations et entraîne des inondations catastrophiques dans cette mégapole de 20 millions d’habitants. Ils sont également rejetés dans la mer, où ils tuent les animaux qui les ingurgitent. Ce n’est toutefois pas le premier État indien qui instaure une telle interdiction et les résultats sont pour l’instant mitigés.

Inde: la lutte contre le plastique 19/01/2019 Écouter

Reportage de Sébastien Farcis.
 

3 / Au Burkina Faso, entre sécheresse et inondations, les agriculteurs sont confrontés au réchauffement climatique. La durée des saisons n’est plus stable, ce qui rend très difficile la programmation des cultures. Pour la récolte 2017 / 2018, le pays a enregistré un déficit d’environ 400.000 tonnes de céréales. Le gouvernement a dû adopter un plan d’urgence de plusieurs millions d’euros pour y faire face.

Burkina Faso: sécheresses et inondations 19/01/2019 Écouter

Reportage de Yaya Boudani.

Europe: quelles politiques économiques pour les gouvernements d’extrême-droite?

Rémy Rioux, directeur général de l'AFD, un banquier au service du développement