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A la Une: apaisement précaire à Cotonou

Par Aurélien Devernoix

« Le calme est revenu », titre La Nouvelle Tribune dans un compte-rendu de la situation dans le quartier de Cadjehoun, qui garde les traces des échauffourées 5. Le quotidien évoque notamment la présence hier après-midi de nombreux soldats, mais aussi de partisans de l’ex-chef de l’État, armés notamment de talismans… « L’armée et des individus avec des ingrédients mystiques se regardent en chiens de faïence » note ainsi le journal.

BeninWebTv se demande de son côté « que faire pour éviter pareil incident à l’avenir ». Et la solution selon le site d’information, c’est que « les informateurs de la police doivent être proactifs afin de dénoncer très tôt les conspirations. »

24h au Bénin relaie de son côté les déclarations du ministre des Affaires étrangères Aurélien Ag Bénonci qui estime que « le Bénin n’est pas en crise », alors que plusieurs médias dont La Nouvelle Tribune publie le point de vue de l’ancien 1er ministre et candidat déçu à l’élection présidentielle Lionel Zinsou. Celui-ci défend l’idée qu’ « au-delà de la composition de l’Assemblée nationale, il y a encore de nombreux moyens de gouverner notre pays dans l’union nationale et sauver les libertés publiques » .

Mais la situation au Bénin parait incertaine pour L’Observateur du Burkina Faso qui s’interroge « Patrice Talon va-t-il continuer la mise en œuvre de ses réformes politiques dans une logique de passage en force ou va-t-il marquer une pause et prendre langue avec l’opposition ? »

Toujours au Burkina Faso, Le Pays affiche lui sa confiance : « le peuple béninois n’est pas n’importe quel peuple. Il sait ce qu’il fait », évoquant la possibilité d’un vote sanction à l’encontre du président Talon lors de la prochaine présidentielle.

Au Mali, l’accord politique signé hier entre le pouvoir et une partie de l’opposition pour former un gouvernement d’union fait réagir

« Ca y est, le 1er ministre Boubou Cissé tient son accord politique » annonce Maliweb, tout en expliquant que l’opposition est divisée. Car si au sein d’Ensemble pour le Mali, « tous les partis membres adhèrent à l’accord, il n’en est pas de même au Front de Sauvegarde de la Démocratie et à la Coalition des Forces patriotiques où des partis ont clairement indiqué leur non-adhésion ».

À Bamako.com explique ainsi que l’URD de Soumaïla Cissé ne sera pas de la partie et le déplore : « au lieu d’aider au sursaut national, l’URD et ses alliés ont choisi le camp de la contestation virile pour tenter de donner encore un coup de massue au pouvoir ».

Mais pour Boubou Cissé, l’essentiel est là : le 1er ministre s’est voulu « rassembleur » selon Maliweb tout en jurant que l’accord « ne vise pas à annihiler l’opposition », et « qu’il ne s’agit pas d’un partage de gâteau » ou « d’une fuite des responsabilités » du président Ibrahim Boubacar Keita.

Pour MaliJet, « l’opposition [vient pourtant] au secours d’IBK » qui selon le journal « n’a non seulement et jusqu’à présent pas été à la hauteur, mais ne cesse également de tâtonner. » À charge maintenant pour les deux camps de former le gouvernement et selon le quotidien « de sauver notre bien commun, le Mali, pendant qu’il est encore temps ».

L’Algérie se prépare de son côté à son 11e vendredi de manifestation

« Un vendredi crucial » selon El Watan, trois jours après les annonces de l’homme fort du pays, le patron de l’armée Ahmed Gaïd Salah, qui a défendu l’idée d’organiser des élections le plus tôt possible.

Mais cet appel constant à la solution constitutionnelle n’est guère convaincant selon Liberté pour qui elle n’offre aucune garantie de transparence : « le processus à venir devant être entièrement contrôlé par un personnel issu exclusivement du pouvoir rejeté par la rue ».

Comment les manifestants vont-ils réagir se demande Le Soir d’Algérie ? Quels nouveaux slogans ? La mobilisation sera-t-elle plus forte en ce dernier vendredi avant le mois de Ramadan durant lequel le niveau de mobilisation pourrait reculer ? Réponse dans quelques heures.

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