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A la Une: les grandes tendances des législatives au Bénin selon la Cena

Par Maxime Jaglin

Elles ont été dévoilées tard hier soir, et se retrouvent à la une des sites béninois ce matin. Selon la Cena, sur 86% des bulletins dépouillés, l'Union Progressiste arriverait en tête avec 47 sièges, suivie du Bloc Républicain avec 36 sièges.

Mais le chiffre le plus attendu depuis la fermeture des bureaux de vote dimanche soir, c’est bien celui de la participation. Car « pour cette élection qui s’est déroulée entre deux partis proches du président Patrice Talon et à laquelle l’opposition n’a pas pris part, le taux de participation est le principal enjeu » commente ainsi Banouto.info. La Commission électorale nationale autonome l’estime à 22,9%, rapporte La Nouvelle Tribune.

Un chiffre historiquement faible comme on pouvait s’y attendre. Mais « ni le Code électoral et encore moins la Constitution béninoise n’a prévu de seuil pour la validité et la légitimité d’un scrutin législatif » rappelle La Nation. « Dès lors, le débat qui se fait autour de la faible mobilisation des électeurs n’a pas de sens. L’affluence n’était certes pas de mise. Mais ce faible taux de participation n’entache en rien, à l’aune du droit positif béninois, la crédibilité, la légitimité et la fiabilité du scrutin » écrit ce matin le journal dans son éditorial.

Ce n’est pas vraiment l’avis de la mission d’observation électorale de l’Union africaine.

Dans ses conclusions préliminaires dévoilées hier à Cotonou, elle note « une rupture avec le consensus sur lequel repose la démocratie béninoise (…) qui a mis à mal le caractère ouvert, inclusif et compétitif qui a traditionnellement caractérisé les processus électoraux antérieurs au Bénin. ».
Cette rupture qui pousse aussi ce matin Benin24televisions à écrire : « On a du mal à comprendre la logique idéologique folle et les motivations réelles de ce régime qui cherche farouchement à inventer une nouvelle forme de gouvernance intermédiaire entre « la démocratie à l’occidentale » et le « populisme dictatorial  »  ». Fin de citation.

A la Une aussi, l’Algérie qui s’enfonce dans l’impasse politique

C’est le titre de Tout sur l’Algérie ce matin. Le journal revient sur la prise de parole hier du chef de l’ANP, l’armée nationale populaire. Au moment où l'ex Premier ministre Ahmed Ouyahia était entendu par le tribunal d’Alger, Ahmed Gaïd-Salah, lui, a promis que l’opération « main propre » allait se poursuivre. Le chef d’Etat major a aussi réaffirmé « la détermination de l’Armée nationale populaire à ne pas s’écarter de la voie constitutionnelle, quelles que soient les conditions et les circonstances ». « Voilà qui a le mérite d’être sans équivoque », commente TSA. « On retiendra sa détermination à lutter contre la corruption et à n’épargner personne, poursuit le journal, mais sur le plan politique, les propos de Gaïd-Salah ne font pas entrevoir le début de la fin de la crise. ». Pour lui, une seule solution, explique Algérie 360, « tenir des élections présidentielles le plus tôt possible ».

On parle également ce matin dans les journaux de la tournée d’Angela Merkel dans le Sahel

Angela Merkel est de retour en Afrique de l’ouest. Burkina Faso, Mali, Niger. 3 pays, en 3 jours. Lors du précédent déplacement de la chancelière allemande l’année dernière « il était plus question de business » note La Tribune Afrique. Cette fois elle se rendra au Sahel pour parler notamment « sécurité » alors que la région fait face à un regain de violences terroristes.

Première étape donc aujourd’hui : un sommet extraordinaire des chefs d’Etat du G5 Sahel à Ouagadougou. Le déploiement de la force conjointe occupe toujours les débats politiques, et médiatiques. « Par manque de moyens financiers, [elle] n'est toujours pas opérationnelle, poursuit le journal, malgré les promesses faites par les pays européens et d'autres partenaires comme les USA, la Russie, la Chine, la Turquie ainsi que les pays du Golfe. La situation sécuritaire reste toujours préoccupante dans la bande sahélienne et la menace qui a engendré des conflits intercommunautaires notamment au Burkina et au Mali, est en train de s'étendre aux autres pays voisins de l'Afrique de l'ouest. »

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