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Revue de presse française
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A la Une: l’État islamique revendique les attentats au Sri Lanka

Par Maxime Jaglin

C’est une liste de sept noms qui a été diffusée hier. Sept « combattants de l’EI » selon les mots de l’agence de propagande de l’organisation djihadiste. Elle en fait les auteurs des attaques meurtrières de dimanche. Au moins 359 morts dans des hôtels et des églises. Le site Franceinfo égrène donc cette liste de terroristes présumés, et détail leur vidéo d’allégeance, tous habillé de noir, le visage masqué, devant le drapeau de l’État islamique.

Quarante personnes ont déjà été arrêtées au Sri Lanka, mais des suspects seraient toujours en fuite. L’enquête se poursuit donc, alors qu’on lit dans L’Obs le portrait de Piyasri Gunasena, le fossoyeur du cimetière Madampitya à Colombo. Récit terrible de cet homme qui dit ne jamais avoir eu autant de travail, « même au pire moment de la guerre civile qui a déchiré le Sri Lanka pendant des décennies ». Les cercueils continuent d’arriver, et les cérémonies d’obsèques s’enchainent, sous les yeux de ce fossoyeur qui nous explique que depuis dimanche il « n’arrête pas de prier pour tenter de se libérer l’esprit ».

À mesure que lui creuse les tombes, c’est le fossé entre les communautés qui s’élargit explique pour sa part Libération. Car la journée de deuil national hier a fait apparaitre, et c’est nouveau,   des tensions entre chrétiens et musulmans. Bagarres, vitres brisées, craintes de représailles, « la police a dû sécuriser de nombreux lieux de culte ». Mario Fernando, un chrétien de Negombo, lui, reste confiant ; « l’État islamique n’arrivera pas à diviser le pays, dit-il à Libé. Nous avons mis des années à obtenir la paix, les musulmans sont nos frères, nous allons montrer au monde entier que nous sommes plus forts que la terreur ».

La tension reste donc vive au Sri Lanka, et la presse française s’inquiète aussi des répercussions dans toute la région

« On risque de voir d’autres actions de terreur en Asie du Sud-Est », prévient La Croix. « Cela appelle un renforcement de la coopération internationale en matière de lutte contre le terrorisme. Cela demande aussi de tout faire pour éviter que les religions ne soient instrumentalisées à des fins de violence » souligne le quotidien catholique.

« Il était déjà de plus en plus risqué pour des chrétiens de vivre comme minorités en terre d’islam, mais voilà que l’insécurité s’étendrait à l’Asie », s’inquiète aussi La République des Pyrénées. Ces attentats au Sri Lanka seraient ainsi le symbole « d’une triste réalité, celle des violences antichrétiennes dans le monde, qui sont en nette augmentation » nous dit Le Point, carte à l’appui. « L’année dernière, poursuit le journal, 4 300 chrétiens dans le monde ont été assassinés pour leur foi, et les églises ont été deux fois plus ciblées ».

Le retour du « Penelopegate »

C’est le nom donné à cette affaire d’emploi présumé fictif qui avait couté si cher à François Fillon. Sa campagne présidentielle d’abord, sa carrière politique ensuite. Hier l’ancien candidat de la droite et son épouse Penelope ont donc été renvoyés en correctionnel par les juges d’instruction. Les époux ont bien tenté de se justifier, raconte Le Monde, fournissant une multitude de documents pour prouver la réalité du travail effectué par Penelope Fillon. Peine perdue. « Des documents destinés à faire masse, et qui ne prouvent rien » écrivent les juges dans leur ordonnance. Plus rien ne s’oppose donc à l’ouverture d’un procès.

Selon des informations du journal du soir, cela pourrait même être avant la fin de l’année. Un procès pour détournement de fonds publics, et abus de biens sociaux. Mais permettra-t-il de faire toute la lumière sur ce dossier ? En tous cas rappelle Le Républicain Lorrain, « l’ex-favori de la présidentielle n’est plus jamais revenu sur cette affaire : après avoir beaucoup parlé pour tenter de sauver sa campagne, il s’est énormément tu pour ne pas aggraver son cas. “Complot, cabinet noir” : il n’est plus question désormais de déclarations tonitruantes, mais d’un silence, les dents serrées, en attendant l’audience ».

Elle, au contraire a choisi de ne pas se réfugier dans le silence. Nathalie Loiseau contre-attaque après les accusations du journal Mediapart.

Le site d’information affirme qu’elle a participé dans sa jeunesse à une liste étudiante aux côtés de candidats d’extrême droite. De quoi susciter un vent de panique au sein du parti La République en marche, dont elle défendra les couleurs aux Européennes. De quoi aussi déclencher les foudres des éditorialistes. Certes Nathalie Loiseau a fait hier son mea culpa, parlant d’une « erreur de jeunesse », « une connerie » même. Mais pour Les Dernières Nouvelles d’Alsaces, « en feignant l’amnésie, elle prend surtout son auditoire pour des jambons ». « Prétendre ainsi que l’étudiante en 4e année de Sciences-po qu’elle était alors, a pu figurer sur une liste électorale qui sentait le soufre à des kilomètres sans en avoir eu les narines irritées, c’est au mieux inconséquent, au pire inquiétant. Même 35 ans plus tard ».

Argumentaire « ahurissant » même pour Le Courrier Picard qui parle d’une stratégie de communication « dévastatrice », dans laquelle « Nathalie Loiseau se brule les ailes ». Pour celle qui se pose depuis le début de la campagne comme un rempart à l’extrême droite, la polémique « fait tache sur son Wikipedia » estime avec un brin d’ironie Le Midi Libre. « “L’étourdie de Sciences Po” n’est donc pas prête de faire valoir le droit à l’oubli. »

Enfin, il y a aussi un autre séisme à la Une des journaux.

Un tremblement de terre peut être plus fondamental, car c’est un tremblement... de mars ! On a appris hier que pour la première fois, début avril, les scientifiques ont détecté un signal sismique provenant de la planète rouge. Et en plus, cocorico, c’est un sismomètre français qui est à l’origine de la découverte. « Le signal est faible oui, mais distinct » explique le chercheur Philippe Lognogné à Franceinfo, plein d’enthousiasme.

Il faut dire que cela faisait des mois qu’il attendait cela, épiant le moindre signe d’activité martienne. Alors prudence, il faut encore confirmer que les mouvements enregistrés viennent bien du cœur de la planète Mars, et non pas de bruits parasites. Ou bien qui sait, peut-être, d’un message extraterrestre ? On a bien le droit de rêver !