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Chronique des Matières Premières
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La Bourse de Londres bannit le travail des enfants et la corruption de ses métaux

Par Claire Fages

L'annonce a été faite au siège de l'OCDE, à Paris. La Bourse des métaux de Londres s’engage à radier les sociétés dont l’approvisionnement serait lié au travail des enfants ou à la corruption.

L’engagement est important. Le London Metal Exchange est la première bourse des métaux du monde. Une bourse qui avait plutôt l’habitude de garantir la qualité des métaux. Elle s’engage désormais à en garantir l’éthique : en 2022, les sociétés dont l’approvisionnement utiliserait le travail des enfants ou serait mêlé à des affaires de corruption, seront rayées de la liste. Le PDG du LME Matthew Chamberlain l’a confirmé ce mardi devant l’assemblée réunie au siège de l’OCDE à Paris.

Du cuivre au zinc et au cobalt

L’organisation internationale se félicite de voir le secteur privé avancer vite désormais, sans attendre l’aiguillon des Etats. La pression sur le secteur de la mine, qui avait débuté avec les minerais du sang – tungstène, tantale, étain et or – dans la région des Grands lacs, se généralise au cuivre, à l’aluminium au zinc, après avoir aussi beaucoup visé le cobalt, dont la République démocratique Congo est le premier pays fournisseur.

Coût de la transparence

Le métal des batteries électrique accapare encore beaucoup les esprits. Le responsable des achats de BMW expliquait ce mardi comment le constructeur allemand surveillait son approvisionnement en choisissant lui-même ses fondeurs de cobalt à la place de ses fournisseurs pour ses véhicules électriques.
Plus de transparence, c’est bien beau, mais cela a un coût, ont jugé les petits exploitants miniers de RDC, notamment en certification, et cela repose encore trop sur l’amont de la filière, ont-ils regretté.

La corruption, risque accru pour les clients de Glencore

Quant aux ONG, Global Witness s’est félicité que le London Metal Exchange ait inclus la corruption dans ses critères. La corruption constitue donc un gros risque désormais pour les sociétés du LME. Or une autre ONG, Resource Matters publie ce mardi un rapport où elle détaille comment 14 sociétés s’approvisionnant directement ou indirectement en cobalt auprès de Glencore, ferment les yeux sur les royalties que verse encore le géant minier à son ancien partenaire Dan Gertler, déjà condamné pour corruption aux Etats-Unis.

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