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Guerre au Yémen, la France hors de cause ?

Par Sophie Malibeaux

Le Yémen est devenu le théâtre de la crise humanitaire la plus grave au monde. Des dizaines de milliers de civils ont péri sous les bombes, d’autres souffrent du manque de nourriture et médicaments. L’offensive lancée il y a bientôt quatre ans, visait à éliminer la rébellion chiite des houthis. Dirigée par l’Arabie saoudite, la coalition venue en appui aux forces loyalistes yéménites regroupe les forces des Emirats Arabes Unis, du Soudan et de Bahreïn. Pour autant, peut-on aujourd’hui affirmer, comme le font les autorités françaises, que la France -qui équipe les armées saoudienne et émirienne, « n’est pas partie dans cette guerre » comme l'affirme la Ministre des Armées Florence Parly, et surtout qu’elle est hors de cause, s’agissant des victimes civiles de ce conflit ?

En fait l’enquête des journalistes de Disclose établit un risque avéré, que les autorités refusent de prendre en compte, faute de preuve matérielle.

Grâce à des méthodes d’investigation en ligne, en exploitant des données maritimes, des images de webcams portuaires, Disclose parvient à tracer les dernières livraisons de canons Caesar et indique leur zone de tir, avec précision.

Les documents de la DRM cités par Disclose, mentionnent un déploiement de matériel en position « défensive », ce qui correspond aux éléments de langage employé par la ministre. Elle affirme ne pas détenir la preuve d’un « usage offensif ». Mais elle n'apporte pas non plus la preuve du contraire.

Connaissant la stratégie des Saoudiens et des Emirats au Yémen, cette position est difficilement tenable à en croire Tony Fortin, de l’Observatoire des armements.

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