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A la Une : le Brexit reporté !

Par Frédéric Couteau

C’est la nouvelle de la nuit. Après quatre heures de discussion à Bruxelles, les Européens ont fini par se mettre d’accord sur une nouvelle date de sortie de l’Union pour le Royaume-Uni : ce sera le 31 octobre.

Pas de commentaires ce matin dans les journaux. L’information étant tombée à 2 heures du matin. Il faudra donc attendre demain.

Pour sa part, le quotidien Le Monde a d’ores et déjà mis en ligne sur son site internet le papier qui sera publié en début d’après-midi dans son édition datée de ce jour.

« Brexit : les Européens optent pour un report flexible jusqu’au 31 octobre », titre Le Monde. « Emmanuel Macron, qui souhaitait une extension courte au 30 juin, a été contraint au compromis, pointe le journal. Londres pourra toutefois quitter l’Union européenne avant cette date, dès que son Parlement aura ratifié un accord. »

Et une nouvelle expression, note Le Monde, fait son apparition dans le lexique du Brexit : c’est le « Halloween Brexit », la date de sortie devant avoir lieu au plus tard donc, le 31 octobre, lors de la fête anglo-saxonne des citrouilles et des sorcières. Ce qui fait dire au Monde que « les chefs d’Etat et de gouvernement sont sortis de la négociation cette nuit avec un compromis typiquement européen : ils ont coupé la citrouille en deux. »

Six mois de plus… maximum !

En effet, précise Le Monde, « avant la discussion, la grande majorité des Etats membres avaient l’intention d’accorder une extension 'longue' de l’article 50 (la procédure de sortie du Royaume-Uni de l’UE), 'd’un an au maximum', selon Donald Tusk, le président du Conseil et principal promoteur de cette solution, avec la chancelière Angela Merkel. » Ce sera donc six mois. Mais six mois maximum, car, précise encore Le Monde, « si, par extraordinaire, le gouvernement britannique parvenait à faire ratifier le traité du divorce dans les semaines ou les mois qui viennent, et avant la fin octobre, le Brexit serait effectif 'le premier jour du mois suivant' cette ratification, précisent les conclusions du Conseil. Si, en revanche, le pays était toujours membre de l’UE au moment des élections européennes, du 23 au 26 mai, mais n’y participait pas (alors que c’est une obligation légale), il sortirait, dans le cadre d’un 'no deal', le 1er juin. »

Toutefois, s’exclame Le Monde, « la question est, désormais, de savoir si le Brexit aura effectivement lieu un jour. (…) La vérité est, en fait, que les Européens à Vingt-Sept semblent autant dans l’impasse que les Britanniques, dès lors qu’ils ont majoritairement exclu l’hypothèse du 'no deal'. Si, de leur côté, les Britanniques persistent dans leur refus de ce 'divorce ordonné' tout en continuant à se déchirer sur la forme du Brexit qu’ils souhaitent, leurs (ex-?) partenaires se retrouveront à nouveau au bord de la falaise. Pour Halloween. »

Israël : Nétanyahou triomphe

Les autres commentaires sur le report du Brexit demain, donc… En attendant, ce sont les élections en Israël qui retiennent l’attention des commentateurs…

« En Israël, les élections sont un sport qui se joue à 41 partis et à la fin, c’est Nétanyahou qui gagne, ironise Libération. Passé la confusion des premières estimations et un discours précocement triomphaliste de son rival Benny Gantz, il ne restait au petit matin, hier, qu’une évidence : le Premier ministre a de nouveau mis ses adversaires échec et mat. Même avec un trio de généraux ligués contre lui, trois inculpations imminentes au-dessus de la tête et des roquettes tirées sur Tel-Aviv à quinze jours du vote, Nétanyahou triomphe. »

La Croix pointe le fort taux d’abstention qui a caractérisé le scrutin… « 67,9 % contre 71,8 % en 2015. Il traduit une désaffection vis-à-vis du système politique, qui ne concerne pas que la minorité arabe du pays, estime le quotidien catholique. Beaucoup ne se sont pas sentis concernés par une campagne électorale évitant les sujets sociaux et focalisée sur les enjeux de sécurité et les problèmes de corruption. Israël est devenu une société très inégalitaire où la question identitaire occulte toutes les autres. »

En effet, précisent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, « cet État qui a fêté ses soixante-dix ans en mai dernier a définitivement coupé les ponts avec la sociologie de 1948. La sensibilité des débuts, dominée par des juifs ashkénazes plutôt laïques et ruraux, n’est plus en position de force. Cela explique la chute du parti travailliste, l’essor de la droite et la force électorale de Benjamin Nétanyahou. Ce dernier fait cause commune avec l’extrême droite pour s’imposer dans la population urbaine, étrangère à la culture socialiste des kibboutz. »

Et finalement, relève La République des Pyrénées, « le vent mauvais qui, de Trump à Orban, souffle sur le monde n’épargne pas Israël et cela aurait sans doute estomaqué les fondateurs du pays qui voyaient dans la création de cet Etat l’utopie d’une 'terre promise', l’aboutissement du projet sioniste, qui encourageait la formation d’un État laïc sur un modèle européen. »

Inde : la plus grande élection démocratique du monde

Autre élection : les législatives en Inde… « Un scrutin hors norme », s’exclame Le Figaro : « La plus grande élection démocratique du monde commence ce jeudi (…). Quelque 900 millions d’électeurs, un million de bureaux de vote… Jusqu’au 19 mai, le pays va choisir les 543 députés de la Chambre basse du Parlement. Ce jeudi, 91 circonscriptions voteront. Les autres suivront selon un processus réparti en sept phases. L’élection n’a qu’un tour et les résultats sortiront le 23 mai. (…) La conquête du Parlement se joue entre deux blocs, pointe encore Le Figaro. D’un côté, l’alliance emmenée par le BJP, la droite fondamentaliste hindoue du premier ministre sortant Narendra Modi. Et de l’autre, le parti du Congrès de Rahul Gandhi et ses alliés. » Les derniers sondages donnent à la droite un léger avantage.

Une droite fondamentaliste, donc, qui, selon Libération, « mène sa campagne en attisant la haine envers la minorité musulmane. (…) Narendra Modi qui fait l’objet d’un vrai culte de la personnalité et qui est donné favori, ne semble vouloir protéger qu’une partie de la nation indienne : les hindous, qui représentent 80 % d’une population estimée à 1,3 milliard d’habitants. Pour beaucoup, cette élection devrait donc décider si l’Inde veut garder son modèle pluraliste fondateur ou bien devenir un Etat hindou. »

A la Une : sauver la biodiversité, « Il n’est pas trop tard pour agir »