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Autriche: un mouvement identitaire visé par des investigations

Par Isaure Hiace

L’attentat de Christchurch en Nouvelle-Zélande, qui a fait 50 morts le 15 mars dernier, a des répercussions en Autriche, où des investigations visent la mouvance identitaire.

C’est l’IBÖ, le mouvement identitaire autrichien, qui est visé par les enquêtes, notamment pour « soupçons de participation à une organisation terroriste ». Car son leader, Martin Sellner aurait échangé avec Brenton Tarrant, l’Australien qui a revendiqué les attaques terroristes contre deux mosquées à Christchurch. Martin Sellner a lui-même reconnu avoir reçu un don de 1 500 euros de la part de Brenton Tarrant l’année dernière. Il assure qu’il a simplement remercié ce dernier par mail, comme c’est l’usage, et nie tout contact plus personnel. Les investigations, elles, sont toujours en cours, le chancelier Sebastian Kurz a affirmé qu’une dissolution du mouvement pourrait être envisagée, selon les conclusions que donneront les enquêtes.

Le FPÖ, le parti d’extrême droite, également pointé du doigt

Une vidéo a ainsi été exhumée, faisant la promotion des identitaires, postée en 2016 par le chef du FPÖ Heinz-Christian Strache, qui est aujourd’hui vice-chancelier. Il s’est justifié en expliquant qu’à l’époque, il pensait que c’était un simple mouvement de jeunesse opposé à la gauche. Sauf que ce ne sont pas les seuls liens mis au jour entre le FPÖ et la mouvance identitaire. Martin Sellner posait ainsi, en janvier dernier, tout sourire, au bal des Burschenschaften, bal annuel des corporations estudiantines proches du FPÖ et auquel assistaient plusieurs personnalités du parti. Depuis quelques jours, les membres du FPÖ multiplient les déclarations affirmant que le parti n’est pas lié à la mouvance identitaire. Ce qui ne convainc absolument pas l’opposition.

Sebastian Kurz demande au FPÖ des clarifications

C’est assez rare dans cette coalition où les deux partis surjouent la bonne entente. Mais en effet, Sebastian Kurz a exhorté son partenaire à adopter une position claire et à rompre les liens, s’il y en a, entre le FPÖ et les identitaires. La pression est donc forte sur le parti et en particulier sur Herbert Kickl, le ministre FPÖ de l’Intérieur. Car ce dernier avait prononcé un discours lors d’un congrès en 2016 auquel assistaient de nombreux identitaires. Un discours qui gêne beaucoup chez le voisin allemand. Plusieurs hommes politiques ont en effet exprimé dans la presse leur réticence à partager avec le ministère de l’intérieur autrichien des informations relatives à la sécurité, en raison de ce lien avec les identitaires. Alors, sans doute pour rassurer ses partenaires européens, le chancelier Sebastian Kurz a annoncé qu’à l’avenir, les services de renseignement autrichien devront rendre des comptes non seulement aux ministères concernés, la défense et l’intérieur tous deux aux mains du FPÖ, mais aussi à lui-même et au vice-chancelier.

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