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Pourquoi l’Europe est le maillon faible de l’économie mondiale?

Par Dominique Baillard

Le ralentissement de l’économie européenne se confirme. Le coup de mou actuel réactive le débat sur sa trajectoire, les économistes lui prédisent un destin à la japonaise.

Cela fait plusieurs années qu’on prophétise à l’Europe un lent échouage, à l’image de ce que le Japon a expérimenté dans les années 90. L’archipel entre alors dans une longue période de croissance nulle et de déflation, les prix baissent tandis que sa dette publique ne cesse de gonfler. Cette thèse de la « japonisation de l’Europe » est apparue bien après la crise de 2008, quand elle a peiné à s'en remettre. On l'a oubliée avec le rebond de 2016/2017 et voilà que cette analyse refait surface maintenant que le moteur de la croissance européenne semble à nouveau patiner. Au moment où l'industrie chinoise et l'industrie américaine se redressent, les usines de la vieille Europe ralentissent les cadences, selon l'indice PMI des directeurs d'achat. Et c'est l'Allemagne, le champion industriel de l'Europe qui en souffre le plus.

Quels sont les points communs entre le Japon et l'Europe actuelle?

Il y a des similitudes structurelles. Le vieillissement de la population et des réformes toujours pas achevées, c'est vrai pour l'Italie qui est aujourd'hui en récession. Et il y a des indicateurs conjoncturels qui rappellent furieusement la stagnation nippone. La croissance faiblarde, elle ne dépassera pas les 1% cette année en Europe. En Italie, elle sera nulle a reconnu hier le ministre de l'Économie. L'inflation de la zone euro demeure insuffisante, loin de la cible des 2%. Et comme dans le Japon de Shinzo Abe, la banque centrale européenne a opté pour une politique très accommodante. Une politique mise en place pour résoudre la crise de 2008 mais dont la BCE n'est toujours pas sortie. Son taux directeur est à 0, et à cause du ralentissement qui se profile, elle a préféré repousser son relèvement.

Et la dette allemande a renoué avec des taux négatifs

Ce qui veut dire que détenir des Bunds, des emprunts allemands à dix ans, coûte de l'argent, alors qu'en temps normal on achète de la dette à maturité longue pour en gagner. Pourtant cela n'empêche pas les investisseurs d'affluer, car ils recherchent un actif sûr. Ce taux négatif à dix ans signifie qu'on ne s'attend pas à une reprise de la croissance dans les dix prochaines années. Voilà encore un signal pessimiste qui rappelle la situation japonaise. Mais comparaison n'est pas forcément raison dit le proverbe, l'Europe a aussi ses propres difficultés internes à surmonter : ce Brexit qui s'éternise et fait planer la menace d'une récession sur l'Allemagne. Et par ailleurs la mue de l'industrie automobile, affectée par la baisse du marché européen, et le passage à l'électrique.

Est-ce qu'il existe une voie européenne pour sortir de cette ornière?

A première vue à travers ce nouveau ralentissement, l'Europe apparait surtout comme impuissante, à la merci de l'offensive commerciale lancée par Donald Trump et de ses conséquences sur l'activité chinoise. Mais elle n'est pas sans ressources. La BCE continue à effectuer sa mission de pompier. Elle pourrait à nouveau aider les banques qui souffrent des taux actuellement au plancher. Le pays le plus affecté par le ralentissement asiatique est aussi celui qui a le plus de moyens à sa disposition pour réagir. Les fabuleux excédents budgétaires de l’Allemagne peuvent à tout moment être mobilisés et injectés pour faire repartir la locomotive de la zone euro. C'est à Berlin d'en décider.

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