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Hommage à Varda et Nadav Lapid pour «Synonymes»

Par Sophie Torlotin, Elisabeth Lequeret

Jusqu’au bout, elle aura continué à tourner, à documenter la réalité et sa vie. « Je me souviens pendant que je vis », ne disait-elle pas dans Les plages d’Agnès. Agnès Varda s’est éteinte, le vendredi 29 mars 2019, à l’âge de 90 ans. Nous revenons sur la vie et l’œuvre de cette grande dame du 7ème art français, cette « grand-mère de la Nouvelle Vague ».
Avec sa coupe en/au bol bicolore, et ses chemises violettes, son sourire toujours bienveillant, elle était la doyenne du cinéma français, l’une des artistes hexagonales les plus célébrées dans le monde. Agnès Varda a eu plusieurs vies : d’abord comme photographe, accompagnant dès 1948, les tous jeunes Festival d’Avignon et Théâtre national populaire (TNP) de Jean Vilar.

 

Puis vient le cinéma, où elle s’impose en 1955 avec la Pointe courte, un premier film qui annonce déjà la Nouvelle Vague, avec son tournage léger, en décors naturels, Silvia Monfort et Philippe Noiret cheveux au vent, dans le port de Sète.

Tout le reste de son œuvre est à l’avenant, un cinéma ludique et audacieux, qui se joue des conventions, toujours attentif aux femmes et aux marginaux. En 1985, Sans toit ni loi, sur l’errance tragique d’une jeune SDF jouée par Sandrine Bonnaire, lui vaut le Lion d’or, la plus haute récompense du Festival de Venise.

Agnès Varda a tourné une quarantaine de films, de tous supports et toutes durées, en NB et en couleur, fictions et documentaires. Des œuvres qui se jouent des frontières, des genres cinématographiques et sexuels. Elle était aussi plasticienne ou plutôt « artiste visuelle », comme elle aimait le dire, depuis qu’elle avait été invitée à construire une installation, en 2003, à la Biennale de Venise. Tout juste avant ses 90 ans, Agnès Varda avait reçu un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.

Nous vous proposons une rediffusion d’entretiens (avec Pascal Paradou en 2011, et Elisabeth Lequeret en 2018), ainsi que les réactions du cinéaste Jean-Pierre Mocky et du critique Jean-Michel Frodon.

 

L'Israélien Nadav Lapid pose avec son Ours d'or pendant la cérémonie de remise des prix de la 69e Berlinale à Berlin, le 16 février 2019. Christoph Soeder

A l’affiche également de notre cinéma cette semaine : Synonymes, de Nadav Lapid.

Méchant, obscène, ignorant, hideux, grossier, fétide, lamentable, répugnant, abruti, étriqué.
Voici quelques synonymes pour désigner une personne ou une entité détestable.
Ces mots barrent l’affiche du dernier film de l’Israélien Nadav Lapid, justement intitulé Synonymes.
Le héros, Yoav, part vivre à Paris et refuse de parler hébreu, manifestant en cela le rejet de son pays natal.
Un film couronné de l’Ours d’or au dernier Festival de Berlin et largement autobiographique Nadav Lapid.

PAUSE MUSICALE : Scott Walker, The Seventh Seal.

La ruée vers l’or au Burkina Faso dans «Pas d’or pour Kalsaka», de Michel K. Zongo

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