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Chronique des Matières Premières
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L’amande française repart

Par Myriam Berber

Après des années d’abandon, la culture de l’amande revient en force en France. Portée par une forte demande mondiale, de plus en plus de producteurs de ce fruit sec recommencent à planter des amandiers.

L’amande, ce fruit sec aux nombreuses qualités nutritionnelles, Arnaud Montebourg y croit fort. Après le miel, l’ancien ministre de l’Économie de François Hollande veut planter en France près de deux mille hectares d’amandiers, d’ici à 2021. Comme lui, ils sont nombreux à investir dans l’amandier. Plusieurs facteurs expliquent cet engouement. D’abord, une production française insuffisante, la France importe plus de 90 % de sa consommation. Ensuite, une demande forte aussi bien dans l’alimentation, que dans la cosmétique. La consommation mondiale a, en effet, doublé en dix ans.

Les Américains et les Européens de l'Ouest sont les plus gros mangeurs d'amande au monde, avec plus de 500 grammes par an et par habitant. Viennent ensuite les Indiens et les Chinois. Enfin, des prix attractifs. L’amande a un cours mondial de 6 à 10 euros. L’amande française, de très bonne qualité, se vend bien plus cher, de 10 à 12 euros.

Aujourd’hui, la Provence, le Languedoc-Roussillon et la Corse assurent les trois quarts de la production nationale, soit plus de mille tonnes produites en 2018. Le marché français est marginal à l'échelle mondiale. Un marché, largement dominé par l'Espagne, l'Australie et surtout les États-Unis. Sur 1,2 million de tonnes d'amandes produites l'an dernier dans le monde, 80 % proviennent des vallées de Californie.

Réputée pour sa qualité, l'amande française est également plus respectueuse de l'environnement. Pas d'irrigation intempestive ni d'abus de fongicides. Tout le contraire de l'amande américaine, très gourmande en eau, qui pompe les nappes phréatiques de la Californie. Dans cet État, près 10 % de l'eau est destinée à la culture des amandes. À tel point que certains experts prévoient un désastre écologique dans les prochaines années, car les réserves d’eau s’épuisent.

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