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A la Une: le crash d’Ethiopian Airlines

Par Frédéric Couteau

« Ma fille est-elle morte ou vivante ? Nous n’avons reçu aucune information ni du gouvernement ni de l’aéroport. C’est une véritable torture d’être ainsi laissé sans nouvelles » : c’est l’un des nombreux témoignages de parents ou de proches des passagers du vol ET302 qui s’est écrasé hier matin peu après son décollage. Des témoignages recueillis par le quotidien Daily Nation, à Nairobi au Kenya, où l’appareil devait atterrir.

« Larmes, anxiété et colère », s’exclame le journal. « Les familles ont dû attendre 15 h, précise le Daily Nation, pour qu’une responsable d’Ethiopian Airlines les informe qu’il n’y avait aucun survivant. » En attendant, les proches des victimes se sont rabattus sur les réseaux sociaux, avec souvent des informations contradictoires.

« Dimanche noir pour le ciel africain ! », s’exclame Wakat Sera. En effet, poursuit le site d’information burkinabé, « véritable fleuron de l’économie éthiopienne, Ethiopian Airlines, compagnie aérienne très prisée sur le continent noir, offre des opportunités de voyage et des coûts favorables à la bourse des Africains. [...] Plus que la propriété de l’Etat éthiopien, Ethiopian Airlines est devenu un véritable outil de désenclavement de l’Afrique, continent où il est plus difficile et plus coûteux de rallier deux capitales voisines que de se rendre à Paris ou à Washington. »

Boeing fautif ?

Alors, « pour l’heure, pointe Le Pays, toujours au Burkina, tous les regards sont tournés vers les enquêteurs qui, à l’issue de l’analyse du contenu des boîtes noires de l’avion, pourront déterminer les circonstances exactes de ce drame qui, il faut le dire, pourrait porter un coup dur au transport aérien africain. Car, Ethiopian Airlines, il faut le rappeler, en 54 ans, s’est imposée comme la meilleure compagnie aérienne du continent. Et puis, la capitale éthiopienne, Addis Abeba, est un véritable hub d’où partent des vols en direction de 125 destinations. »

Pour l’instant, relève Ledjely en Guinée, « aucune faille n’apparaissant ni du côté de la compagnie ni de celui du pilote ou de la météo, c’est vers le constructeur, Boeing, qu’on se tourne. Or, à ce niveau, on apprend que l’avion est d’acquisition récente. Ses premiers vols auraient commencé en octobre dernier. Et il convient d’admettre que c’est plutôt troublant qu’un appareil neuf puisse se retrouver au cœur d’un accident aussi mystérieux. Mais il y a un second élément qui conforte les soupçons sur l’avionneur américain, pointe encore Ledjely. Il s’agit d’un accident quasi similaire enregistré en octobre dernier en Indonésie et impliquant là aussi un Boeing 737 MAX. L’appareil s’était écrasé quelques minutes après le décollage. Et comme dans le cas d’hier, le pilote s’était plaint des mêmes “difficultés”. L’une des boites noires repêchées avait révélé un problème “d’indicateur de vitesse”. »

Alors, s’interroge le site guinéen, « le même problème serait-il à la base du drame d’Addis-Abeba ? Les experts suggèrent la prudence en attendant l’aboutissement de l’enquête qui devrait prendre en compte toutes les hypothèses. »

L’Algérie retient son souffle…

A la Une également, l’Algérie toujours en ébullition…

Après la manifestation monstre de vendredi à Alger, les rassemblements et les grèves se sont poursuivis ce week-end dans le pays. Le président Bouteflika est rentré de Suisse en fin de journée.

Et ce matin, la presse algérienne s’interroge, à l’instar du site d’information TSA : « à 16 h, les Algériens ont suivi en direct à la télévision le décollage de l’avion présidentiel du tarmac de l’aéroport de Genève. On ne sait pas dans quel état le président est rentré ni si sa mallette contient un discours. L’Algérie retient son souffle. »

En tout cas, pour El Watan, c’est sûr, une page est tournée : « la République mise en place depuis l’indépendance, assise sur un ordre autoritaire est définitivement “enterrée”. Et ses acteurs avec. La “génération de février” est déjà en train d’échafauder les plans d’une IIe République, fondée sur les valeurs de démocratie, de liberté et de modernité véritables. »

Le Matin renchérit : « 67 ans après 1962, on ne peut continuer à gouverner le pays par “la menace permanente des chars” et “la légitimité révolutionnaire”, galvaudée et usée jusqu’à la corde. [...] Le peuple s’est exprimé de manière pacifique et tranchée, il s’agit de trouver la voie pour une transition ordonnée pour aller vers cette édification d’une Nouvelle Algérie, sans violence et sans chasse aux sorcières. Les millions d’Algériens qui s’expriment pacifiquement dans la rue peuvent imposer cette transition et enfin “libérer l’Algérie” ! »

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