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Espagne: le procès des indépendantistes se poursuit

Par Elise Gazengel

En Espagne, le procès des dirigeants indépendantistes se poursuit et rentre dans sa quatrième semaine. Les accusés risquent jusqu’à 25 ans de prison pour avoir organisé leur référendum d’autodétermination - jugé illégal par Madrid - en octobre 2017. Après les douze accusés, ce sont désormais les témoins qui déclarent à la Cour Suprême de Madrid.

Le procès a pris un tournant très concret ces derniers jours et est entré dans le « nœud » du procès cette semaine, alors que les premiers jours nous avons plutôt assisté à des discours politiques aussi bien dans les interrogatoires des accusés, comme celui des premiers témoins avec par exemple Mariano Rajoy, l’ex-président du gouvernement espagnol qui avait profité de son temps de parole pour justifier son action politique.

Désormais, ce sont des témoins moins médiatiques certes, mais plus techniques qui se succèdent et donnent des détails importants notamment pour qualifier les délits qui sont imputés aux Catalans.

Des témoignages qui plombent la défense des indépendantistes

Cette semaine, les témoignages ont miné la défense des anciens dirigeants catalans. Plusieurs hauts gradés comme le colonel Pérez de los Cobos ont notamment accusé directement la police catalane d’avoir facilité la tenue du référendum, mais aussi d’avoir incité à ce que des enfants et personnes âgées soient en première ligne des bureaux de vote pour freiner la police espagnole dépêchée sur place. Un témoignage qui contraste les violences policières dont on se souvient tous, mais qui porte préjudice à l’ancien ministre régional de l’Intérieur Joaquin Forn qui risque 17 ans de prison.

Le débat autour de la violence

La violence est le sujet clé de ce procès. Selon la qualification du Code pénal espagnol, les lourds délits de rébellion ou sédition, pour lesquels sont accusés les Catalans, impliquent respectivement la violence ou le tumulte. Deux concepts très difficiles à prouver jusqu’ici pour l’accusation, mais hier, une secrétaire juridique a évoqué une foule « tumultueuse » alors qu’elle perquisitionnait une administration catalane le 20 septembre 2017. Perquisition qui avait débouché sur une manifestation de centaines de milliers de Catalans et l’avait obligée   selon son récit   à emprunter une issue de secours connectée à un théâtre voisin pour quitter les lieux. Elle affirme avoir eu peur pour son « intégrité physique », mais son engagement politique anti-indépendantiste a aussi été souligné par la défense pour décrédibiliser son témoignage... le seul, pour le moment à évoquer concrètement la violence.

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