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Chronique des Matières Premières
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Le thé kényan profite du conflit indo-pakistanais

Par Claire Fages

La montée des tensions entre l'Inde et le Pakistan a des conséquences sur le commerce entre les deux pays. Le thé indien ne rejoint plus le Pakistan. Et c'est le thé du Kenya qui pourrait en tirer profit.

Le thé du Kenya connaît une embellie des prix de 12 à 15 cents de dollars le kilo depuis la riposte armée de l'Inde sur le Cachemire pakistanais. Conséquence indirecte du conflit entre les deux voisins d'Asie du Sud, le marché anticipe un bond des exportations kényanes de thé vers le Pakistan. Car l'Inde a déjà cessé d'expédier du thé chez son voisin pakistanais.

Plus aucune livraison de l'Inde

La montée des tensions militaires s'est d'ores et déjà accompagnée d'un durcissement des relations commerciales. New Delhi a supprimé dès la mi-février la clause de la nation la plus favorisée en faveur du Pakistan, ce qui occasionne le retour de taxes prohibitives.

Quant au thé indien, il ne part plus au Pakistan. Plus aucun contrat signé, plus aucune livraison non plus, témoigne l'Association des exportateurs de l'Inde du Sud. Cette région indienne fournissait au Pakistan environ 15 000 tonnes de thé CTC, le thé en poudre de qualité inférieure, qui est utilisé pour les sachets.

Le Pakistan, premier débouché

Cet approvisionnement s'est tari et le premier exportateur mondial qu'est le Kenya pourrait donc profiter de la situation pour expédier davantage son propre thé vers le Pakistan, qui est déjà son premier débouché. Le pays d'Afrique de l'Est y expédie jusqu'à 70 000 tonnes par an, soit près de 45 % de ses exportations.

Le bond des exportations kényanes vers le Pakistan viendra opportunément compenser la fermeture partielle des frontières iraniennes au thé kényan, habituellement 20 000 tonnes par an : le commerce est plus difficile avec Téhéran depuis les nouvelles sanctions américaines, et l'Iran vient d'imposer un prix maximum de 3 dollars le kilo qui plafonne de fait les ventes kenyanes de thé.

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