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Pourquoi la constellation Oneweb illumine le ciel d’Arianespace

Par Dominique Baillard

Une nouvelle page de la conquête de l’espace s’écrit en ce moment à Kourou, en Guyane, avec le lancement prévu dans la soirée des premiers satellites de la constellation OneWeb destinée à offrir une couverture internet universelle. C’est grâce aux champions européens que ce projet américain se concrétise.

OneWeb a la folle ambition d’apporter l’internet à tous ceux qui en sont encore privés, ils sont trois milliards dans ce cas. Et pour cela le fondateur de la start-up, Greg Wyler, mise sur le déploiement à basse altitude de 650 petits satellites. C’est là qu’interviennent Airbus et sa filière spatiale pour concevoir ces engins et les fabriquer en série. Du jamais vu dans cette industrie où on en est encore à l’ère du sur mesure. Airbus a construit les six premiers satellites dans son usine de Toulouse, les centaines qui vont suivre devraient sortir des chaines de montage d’une usine Airbus construite en Floride spécialement pour cette activité prometteuse. Arianespace assure la mise en orbite des premiers exemplaires avec une fusée russe Soyouz lancée depuis la base de Kourou. Si tout va bien dans les prochaines heures.

C’est un marché porteur pour Arianespace ?

Le démarrage est encore lent parce qu’il faut beaucoup de capitaux pour développer ces nouvelles flottes de l’espace, mais le segment fait littéralement planer le lanceur européen. Le satellite bon marché, gros comme un frigo, pas plus lourd qu’une moto, c’est assurément une piste à suivre pour briller à nouveau sur ce marché du spatial où les concurrents sont peu nombreux, mais déjà tellement hauts dans le ciel qu’il est quasiment impossible pour les acteurs européens de les rattraper. Américains et Chinois veulent tous les deux décrocher la lune et ils y consacrent des moyens colossaux. Tandis qu’Arianespace essaie surtout de consolider sa vocation commerciale de premier lanceur de satellites, que lui dispute Space X.

En 2017 la fusée réutilisable et bon marché d’Elon Musk a détrôné Arianespace de la première marche du podium

Les Européens ont réagi avec Ariane VI. Ce lanceur plus léger, plus flexible, plus compétitif, sera en service à partir de l’an prochain. Arianespace a aussi souffert ces trois dernières années de la baisse des commandes des gros satellites géostationnaires de télécommunications, ce marché repart, mais il est étroit. Sur les 110 lancements effectués l’an dernier, environ 20 seulement étaient ouverts à la concurrence. Les autres sont souvent des commandes d’Etats, Chine en tête suivie des Etats-Unis, puis de la Russie ; tous embarqués dans une démarche de conquête privilégient leurs champions nationaux.

Ce n’est pas le cas en Europe ?

Pas encore. Cette année l’Allemagne va lancer des satellites radars militaires avec le concours de... Space X. Cette décision a provoqué une prise de conscience. L’Agence européenne de l’Espace préconise désormais la préférence européenne. La France, l’Italie et l’Allemagne y ont souscrit cet automne. Mais c’est encore loin d’être une obligation. Alors que Space X la société privée d’Elon Musk profite à fond du Buy américain act. Sans complexe, Elon Musk vient de dénoncer les subventions déloyales dont bénéficie le lanceur européen, il demande à son gouvernement d’entamer des poursuites. La bataille de l’espace est d’abord une guerre très terre à terre, menée avec tous les moyens du bord.

EN BREF

Elon Musk, encore lui, est à nouveau accusé par le gendarme américain de la bourse, à cause de ses tweets jugés mensongers. Il n’a pas respecté l’accord passé avec la toute puissante SEC et il a encore diffusé des informations biaisées via son compte twitter. Il risque gros, car le gendarme américain apprécie peu les impertinences et les récidives. L’action de Tesla a perdu 3,6 % hier à Wall Street.

Le premier constructeur automobile français, PSA, affiche ce matin un bénéfice record pour l’exercice 2018 : 2,8 milliards d’euros. Une hausse de 47% par rapport à l’an dernier. La « marque au lion » a présenté hier sa nouvelle citadine, la 208, qui sera disponible en alimentation essence ou 100% électrique, un segment où l’industriel a un gros retard à combler.

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