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Burkina Faso: le secteur minier en quête de sécurité

Par Olivier Rogez

Le Burkina Faso est à l'honneur cette semaine au grand rendez-vous des mines en Afrique, le fameux Mining Indaba qui se tient chaque année au Cap, en Afrique du Sud. Le contexte est assez difficile, avec l'assassinat à la mi-janvier d'un géologue canadien au Burkina Faso. Les autorités vont donc chercher à rassurer les investisseurs.

Au Burkina Faso, les compagnies minières sont sur les dents. Après l’assassinat d’un géologue canadien en janvier dernier, l’enlèvement de deux employés indien et sud-africain en septembre 2018, elles ont exprimé la semaine dernière leurs préoccupations aux autorités burkinabè. Mais depuis plusieurs années déjà les miniers ont pris des mesures, comme l’explique l’expert minier Didier Julienne. 

« Les compagnies minières ont en général un service de sécurité qui peut parfois compter jusqu’à une centaine de personnes. Ces équipes sont chargées de sécuriser l’ensemble du site, et ce site peut comprendre aussi bien des bases-vie, des bâtiments pour l’essence ou les explosifs. En général, si ce sont des jihadistes qui veulent attaquer, il peut y avoir un assaut et, dans ce cas, les forces de sécurité de la mine répliquent », détaille-t-il.

Informer et rassurer

Oumarou Idani est le ministre des Mines du Burkina Faso. Il se rend cette semaine au forum Indaba mining en Afrique du Sud où son pays est l’un des invités d’honneur. Son objectif est d’informer et de rassurer les investisseurs.

« Lorsque les nouvelles partent comme ça, elles sont parfois exagérées », tempère le ministre. « Donc, nous allons expliquer ce qui se passe, mais également quelles sont les consignes que nous avons données aux opérateurs miniers. Et aussi, recueillir quelles sont les attentes de nos partenaires miniers, afin d’organiser des mesures de sécurisation qui répondent à leurs attentes. »

« Mutualiser les moyens et organiser le travail »

Parmi les mesures annoncées, l’opérationnalisation de l’Onasim, l’Office national de sécurisation des sites miniers, créé en 2013, mais resté jusqu’à présent dans les cartons. « L’office a besoin certainement de cadres au niveau de l’armée de Terre, de la gendarmerie et de la police », analyse Oumarou Idani. Puis il ajoute : « il faut que l’office devienne l’interface unique en matière de sécurité entre l’Etat et les compagnies minières, ce qui n’est pas encore le cas aujourd’hui. Et avec ce partenaire unique, on peut davantage mutualiser les moyens et organiser le travail. »

L’objectif du ministre est de parvenir rapidement à une sécurisation complète des douze mines en activités au Burkina, mais aussi de généraliser les escortes militaires lors des déplacements. À ce niveau, le plus difficile est de sécuriser les compagnies de prospection minières. Plus petites, moins riches, elles sont obligées de se déplacer sur de vastes zones, prenant ainsi davantage de risques. Les experts comme Didier Juliennes recommandent d’ailleurs aux sociétés de prospection de ralentir leurs activités, tant que la sécurité n’est pas revenue.

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