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Les dessous de l'infox, la chronique
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Quand l’extrême droite confond censure et lutte contre la désinformation

Par Sophie Malibeaux

La Commission européenne a demandé cette semaine aux principaux opérateurs des réseaux sociaux d’intensifier leurs efforts dans la lutte contre la désinformation. L’extrême droite européenne y voit une tentative de censure.

C’est une démarche entamée depuis plusieurs années, qui vise à éviter de nouvelles affaires du type « Cambridge Analytica » où l’on a vu notamment,  les données personnelles des utilisateurs de Facebook utilisées dans le but d’orienter le vote des Britanniques, lors du réferendum sur le Brexit.

Pour la Commission, il est hors de question de voir ce genre de manipulation se reproduire. D’où le code de conduite adopté à l’automne dernier, visant à bloquer les profils « inauthentiques », trolls et bots orchestrés par des acteurs mal intentionnés, le plus souvent à des fins de déstabilisation.

Le communiqué de Nicolas Bay critiquant ce dispositif l’assimile à de la « censure contre des opinions dissidentes », faisant abstraction de la différence entre ce qui relève de l’opinion et ce qui relève des faits.

Par ailleurs, comme l’explique Arnaud Mercier – professeur en communication à Paris II Assas - les opérateurs tels Facebook, de par leur modèle économique, n’auraient aucun intérêt à traquer les faux comptes et autres manipulations, sans la pression d’acteurs extérieurs soucieux de préserver un accès du public à une information libre et transparente.

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