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En Espagne, la guerre entre taxis et VTC

Par François Musseau

Le conflit entre les taxis et les VTC ne date pas d’hier. Il est larvé et croissant ces dernières années, et plus fortement encore ces dernières semaines. Mais aujourd’hui, l’affrontement est direct, virulent. Et les administrations espagnoles sont en train de prendre des mesures, ou vont devoir prendre des mesures, pour régler ces hostilités entre d’un côté, les taxis, et de l’autre les VTC de type Uber et Cabify. Ces derniers jours, des affrontements spectaculaires, en particulier à Madrid et aussi à Barcelone, ont eu lieu.

Les choses se sont un peu calmées, mais la situation demeure très tendue. A Barcelone, depuis une semaine, on a assisté à des mouvements des deux côtés, en particulier des VTC, ces véhicules de tourisme avec chauffeur. Et à Madrid, ce fut une grève record de huit jours successifs sur les grandes artères de la ville, comme celles de la Castellana, et il a fallu l’intervention musclée de la part de la police nationale pour les évacuer et mettre un terme à ce débrayage spectaculaire qui bloquait une bonne partie de la capitale.

Un rapport de force déséquilibré

A Madrid, les syndicats de taxi sont sur le pied de guerre : leur cause est bien moins entendue qu’à Barcelone. Ils estiment que la législation n’est pas respectée. En effet, la loi dispose que pour un VTC, il doit y avoir vingt taxis. Mais cette réglementation avait une durée limitée qui est aujourd’hui terminée.

Les chauffeurs de taxi s’appuient sur cet argument pour dénoncer le nombre de VTC circulant en ville. Ils disent que ces derniers travaillent sans licence, sans autorisation légale, alors qu’ils souffrent déjà d’un nombre excessif de voitures dans la capitale.

A Barcelone, les VTC ont perdu la partie

Pour l’instant, la situation à Barcelone est bien différente à celle de Madrid puisque ce sont les véhicules de tourisme avec chauffeur qui semblent avoir perdu la partie. D’ailleurs, Uber et Cabify ont annoncé leur décision de quitter bientôt Barcelone et de mettre à la porte les quelque 2 000 salariés de leurs entreprises, ce qui est vécu dramatiquement par les VTC.

A Madrid, la municipalité commence à se montrer plus compréhensive avec les taxis, en voulant obliger les VTC à quinze minutes minimum entre la commande par internet et le service.

Pour les analystes, tout cela est dû à la désastreuse gestion du gouvernement central depuis un an, qui n’a pas affronté le problème en face et s’est dégagé de ses responsabilités au profit des mairies. Des mairies qui aujourd’hui sont désormais dépassées par les circonstances et ne savent pas vraiment comment trancher.

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