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«Shutdown» et ralentissement: des nuages dans le ciel de l'économie américaine

Par Pauline Gleize

Au Etats-Unis, le « shutdown » se poursuit. L’administration fédérale est partiellement fermée depuis le 22 décembre bien que Donald Trump ait reçu les chefs de fils des Démocrates et des Républicains du Congrès. Une réunion qui s'est soldée par un échec et pourtant, aujourd'hui, la donne change.

Les parlementaires élus lors des mid-terms de novembre entrent en fonction. La Chambre des représentants sera dominée par les Démocrates, un revers pour Donald Trump. Pour essayer de sortir de l’ornière, ou plutôt de la contourner, ils préconisent un double budget. D’un côté, le renouvellement jusqu’au 30 septembre des budgets des administrations qui ne font pas débat, de l’autre, le prolongement jusqu’au 8 février du financement du ministère de la Sécurité intérieure, en charge des frontières.

Ces fonds comporteraient une enveloppe de plus d’un milliard et demi de dollars pour sécuriser la frontière avec le Mexique. Mais, le président Donald Trump réclame cinq milliards pour son mur et le chef de la majorité républicaine au Sénat a fermé la porte à la proposition des Démocrates.

Faible impact

Des milliers de fonctionnaires fédéraux restent donc au chômage technique. Environ 380 000 ont été mis en congé sans solde. 420 000 travaillent sans être payés dans les temps. Lors des précédents shutdowns, le Congrès avait voté un paiement rétroactif, mais en attendant, ces employés ne savent pas quand ils toucheront leur salaire.

Le shutdown a aussi un coût pour l’Etat fédéral et l’économie nationale. Standard and Poor’s avait évalué le coût pour l’économie américaine des deux semaines de paralysie de l’administration en 2013 à 24 milliards de dollars. Malgré tout, le shutdown ne devrait en fait avoir qu’un faible impact sur la croissance.

Les experts d’Oxford Economics estiment que la croissance du produit intérieur brut perdra moins de 0,1 point de pourcentage. Mais un shutdown long va accroître les incertitudes dans un contexte de grande volatilité des marchés : il entrave la publication de certaines statistiques économiques. Pour l’instant, seul l’indicateur des ventes de logements neufs a été décalé. Mais sans avancées rapides la parution d’autres chiffres, dont ceux très observés de la balance commerciale pourraient être retardée.

Lendemains de fête ?

Or, ce shutdown survient en pleins doutes sur l’économie américaine. Certes, à première vue, elle a les reins solides : une croissance autour de 3%, un taux de chômage particulièrement bas, 3,7% en novembre, et une inflation modérée. Mais la fête pourrait prendre fin en 2019.

Si l’administration Trump continue de viser un minimum de 3%, la Fed, la banque centrale américaine table plutôt sur 2,3% et les Etats-Unis pas immunisés contre les tensions commerciales.

Un ralentissement lié à plusieurs facteurs

L’effet dynamisant des réductions d’impôt de Donald Trump va s’atténuer. Devant la belle forme de l’économie américaine, la Fed remonte, elle, peu à peu ses taux d’intérêt. Situés entre 2,25% et 2,5%, ils restent historiquement bas, mais cela rend les crédits immobiliers plus chers. Cela peut donc jouer sur les ventes. La force du dollar pourrait aussi peser sur l’activité.

Sur le plan international, la croissance de la Chine, grand partenaire commercial des Etats-Unis, ralentit. La guerre commerciale déclenchée par Donald Trump n’aidera pas. Selon le FMI, le PIB mondial pourrait perdre 0,75% en raison de ces tensions. L’économie américaine ne pourra pas être immunisée. Oxford Economics, cité par le Figaro, estime que les tensions commerciales pourraient coûter aux Etats-Unis 0,2% de croissance en 2019.

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