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Autriche: le FPÖ, parti de la majorité, attaque l'Etat

Par Isaure Hiace

Cette semaine, le FPÖ, le parti d’extrême droite qui gouverne avec les conservateurs, a fait polémique en annonçant qu’il attaquait l’Etat autrichien. Le FPÖ lui réclame 3,4 millions d’euros en dédommagement des frais engendrés par le prolongement de l’élection présidentielle en 2016.

En 2016, le second tour de l’élection présidentielle oppose Norbert Hofer, candidat FPÖ, à l’écologiste Alexander Van der Bellen. Ce dernier arrive en tête de peu, mais le FPÖ dépose un recours, car des irrégularités ont été constatées lors du dépouillement. La Cour constitutionnelle invalide alors les résultats et un nouveau scrutin est organisé. Scrutin remporté une nouvelle fois par Alexander Van der Bellen.

Mais ce « troisième tour » a engendré des frais pour les deux candidats et c’est à ce titre que le FPÖ réclame un remboursement. Le parti a annoncé ce lundi avoir déposé plainte contre l’Etat autrichien, exigeant un dédommagement de 3,4 millions d’euros, la somme des frais de campagne du FPÖ engendrés par ce « troisième tour ».

Alexander Van der Bellen ne réclame aucun remboursement

Bien que l’équipe du candidat écologiste ait eu, elle aussi, des frais supplémentaires importants, son comité de soutien refuse d’engager une quelconque procédure de remboursement. L’ancien directeur de campagne d’Alexander Van der Bellen, Lothar Lockl, a expliqué dans la presse autrichienne qu’il ne forcerait pas l’Etat à verser des réparations, car ce dernier pourrait se retourner contre les citoyens qui tenaient les bureaux de vote aux endroits où il y a eu des problèmes.

De manière générale, l’opposition a été outrée de cette annonce du FPÖ. Le parti libéral Neos a ainsi rappelé que le FPÖ avait dépassé le plafond des frais de campagne de 3,7 millions d’euros en 2016, une somme très proche de celle qu’ils réclament aujourd’hui à l’Etat. Ce qui fait dire à Neos que cette procédure vise à « assainir les finances du FPÖ ». De son côté, le parti d’extrême droite estime que son action est justifiée, l’Etat n’ayant pas réussi, selon lui, à organiser correctement le décompte des voix lors du second tour en 2016.

Des critiques contre le FPÖ vives dans un contexte social difficile

Le parti social-démocrate craint que cette affaire pénalise les contribuables autrichiens. Inacceptable aux yeux du parti, en cette période de coupes sociales. Des coupes décidées ces derniers mois par le gouvernement, auquel participe le FPÖ : baisse du mindestsicherung, l’équivalent du RSA français, pour certaines personnes, baisse des allocations familiales pour d’autres ou encore réforme de l’assurance chômage.

Un climat social difficile que dénoncent de nombreux Autrichiens. Des milliers d’entre eux sont d’ailleurs attendus dans les rues de Vienne cet après-midi pour une grande manifestation : ils célébreront à leur manière le premier anniversaire de l’arrivée au pouvoir de cette coalition.

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