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Portugal: la colère monte chez les dockers

Par Marie-Line Darcy

Direction le port de Setubal, à 30 km au sud de Lisbonne où les dockers ont décidé de bloquer l'embarquement des voitures de l'usine Volskswagen, qui exporte vers l'Allemagne. Un conflit social dont se serait volontier passé le constructeur allemand.

Autoeuropa, l’usine Volkswagen au Portugal, tourne actuellement à plein régime, pour produire en continu les nouveaux modèles du constructeur allemand. L’usine exporte les véhicules vers le port de Emden en Allemagne, depuis le port de Setubal, à proximité. Les voitures sont embarquées directement dans le navire grâce au système « ro-ro », comme s’il s’agissait d’un ferry de passagers.

Mais les chargements ont été bloqués suite au durcissement du conflit qui oppose les dockers du port de Setubal aux entreprises qui les emploient. Les 150 dockers concernés observaient déjà depuis l’été dernier des grèves tournantes aux heures supplémentaires dans le but d’obtenir l’ouverture de négociations. Mais ils se sont plaints de nombreuses pressions et ont décidé de durcir le mouvement et d’observer un arrêt total du travail. Et la situation s’est encore dégradée ces jours-ci.

Les intérimaires pris pour cible

Les chargeurs maritimes ont fait venir un bus de contractuels pour procéder au chargement du navire affrété par Autoeuropa qui cherche à écouler sa production. Les dockers en grève ont tenté de s’opposer à l’arrivée de ces remplaçants, payés 300 euros pour trois jours de travail, ce qui est considéré comme un bon revenu dans la profession. La police est intervenue pour mettre fin au blocus, et on a assisté à des scènes plutôt rares de nos jours, de dockers assis pacifiquement soulevés un par un par les forces de l’ordre pour les éloigner.

Il n’y a pas eu de résistance, et les remplaçants ont commencé à charger le navire. Comme ce ne sont pas des professionnels, le chargement se fait très lentement. Les employeurs des dockers ont accepté de négocier à condition que la grève cesse. Les dockers eux exigent des garanties sur leurs droits. Ils réclament la création d’une convention collective qui permettra de définir le cadre de leur embauche. En effet, la plupart sont contractuels depuis plus de 20 ans, et certains embauchés au jour le jour.

Un coup dur pour Autoeuropa, un casse-tête pour le gouvernement

Autoeuropa pèse 1% du PIB du Portugal et 4% des exportations. C’est un poids lourd de l’industrie portugaise qui fait travailler plus de 5 000 personnes, sans compter les dizaines et dizaines de sous-traitants qui fournissent les pièces pour les automobiles. On a coutume de dire que lorsqu’Autoeuropa s’enrhume, c’est le Portugal tout entier qui tousse. Ironie du sort, l’usine allemande vient tout juste de sortir d’un dur conflit du travail long d’un an. Les travailleurs réclamaient des compensations pour accepter les nouvelles cadences de production. Quant au gouvernement, il n’a pas envie de voir les exportations chuter alors que Bruxelles vient de le mettre en garde contre un éventuel dérapage dans les comptes publics. La ministre de la Mer, qui tente de relancer le dialogue à Setubal, critique aussi la précarité installée. L’intervention policière, certes sans violence, a alerté sur le conflit. Le risque est qu’il s’étende à d’autres ports, et ça, le gouvernement portugais ne le souhaite pas.

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