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Grèce: il n'y aura pas de privatisation des sites archéologiques

Par Charlotte Stiévenard

Les sites archéologiques grecs vont-ils être privatisés ? « Non », répond le ministère de la Culture. Mais les archéologues sont tout de même inquiets. Eclairages de notre correspondante en Grèce.

de notre correspondante à Athènes,

En juin de cette année, le gouvernement grec a publié une liste de biens qui doivent être transférés à un fonds chargé de leur valorisation, l’ETAD ou société immobilière publique. Selon l’association des archéologues grecs, parmi ses biens, il y aurait des sites archéologiques et des musées, notamment le palais de la Cnossos sur l’île de Crète, les remparts vénitiens d’Héraklion ou encore les murs byzantins de Thessalonique.

Cette information n’est pas publique puisque la liste publiée dans le Journal officiel est une liste de codes et qu’il faut donc savoir à quoi ils correspondent. Selon la présidente de l’association, Stamatia Marketou, il ne s'agirait pas de privatisations, mais elle craint que la gestion de ces sites ne soit plus sous la responsabilité du ministère de la Culture (comme les billetteries, les restaurants sur site ou encore la gestion du personnel). Avec le maire de Patras et le maire de Sparte, son association a décidé de déposer une demande d’annulation de cette loi devant le Conseil d’État.

Le ministère de la Culture explique cependant qu’il s’agit d’un faux débat

Selon une source du ministère, il n’a jamais été question de privatisations, ni d’intégration des sites archéologiques dans la liste des biens gérés par le fonds. Si certains peuvent y apparaître, c’est parce que cette première liste publiée au Journal officiel n’est qu’une base de travail.

Le texte de loi prévoit qu’une vérification doit avoir lieu pour en exclure les « exceptions » prévues par une loi de 2016, soit les sites archéologiques, mais aussi les zones naturelles Natura 2000, les plages ou les zones forestières. C’est-à-dire des biens qui ne peuvent pas être gérés par ce fond de valorisation. Le ministère de la Culture estime que la vérification et la publication de cette liste finale devrait être terminée avant Noël.

Les archéologues s’impatientent et ne s’expliquent pas la présence de ces sites sur la première liste

C'est le manque de précisions qui inquiète visiblement et il aurait sa source dans la façon dont cette liste a été créée, explique Rania Aikaterinari, la présidente du fonds dans une interview publiée sur le site d’information grec Capital.gr. Selon elle, si cette première liste contient certaines erreurs c'est parce que le comité interministériel chargé de sa création s’est basé sur des éléments du cadastre grec. Or le cadastre grec est en construction depuis plusieurs dizaines d’années.

Devant tant de flou, la présidente de l’association des archéologues de Grèce, Stamatia Marketou, demande la publication de la liste finale des biens gérés par ce fonds de valorisation des biens de l’Etat, non plus sous forme de codes, mais avec les noms des propriétés concernées. Et surtout l’exclusion définitive des sites archéologiques de cette liste. Selon elle, les représentants du ministère de la Culture au sein du comité interministériel qui a créé la liste auraient dû vérifier dès le départ que ces sites n'en faisaient pas partie.

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