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Burkina Faso: une usine semi-industrielle à Koudougou

Par Stanislas Ndayishimiye

Officiellement inaugurée fin septembre 2018 par le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, l’usine semi-industrielle Design François Ier de Koudougou fait partie des pionniers dans la promotion des vêtements haut de gamme fabriqués au Burkina Faso, avec de la matière première locale. Elle est implantée à Koudougou, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Ouagadougou, la capitale.

Alexandre Dembelé assure la deuxième étape sur la chaîne de fabrication des vêtements à Koudougou, après la teinture du fil. Il est « en train de faire des canettes à tisser ». A l’autre bout de la chaîne, à la finition, Philomène Drabo « confectionne des chemises prêtes à porter. Pour l’instant, on travaille sur les chemises, mais on peut travailler sur les robes aussi ». Cela faisait quelques années qu’elle était sans emploi salarié. Elle faisait de la couture et vendait des vêtements à son domicile. Elle assure avoir moins de stress depuis qu’elle n’est plus à son compte. « Je suis très contente, parce qu’ici je gagne mon pain. A mon compte, il y a des moments où on n’a pas de clients. Et si je suis à la maison, je m’ennuie. Je préfère venir travailler à François Ier. »   

Un ancien du quartier parisien de la confection

François Ier Yameogo, fabricant et créateur de mode, a vécu une quarantaine d’années en France. Il a travaillé dans le quartier du Sentier à Paris, avant de poser ses valises à Abidjan au début des années 2000. Mais avec la crise ivoirienne de 2002, il est retourné dans son pays d’origine, d’abord dans la capitale.

« En 2004, j’ai commencé à mettre les bases d’un atelier à Ouagadougou. En 2008 je me suis mis comme créateur de mode, pour consolider d’abord une marque et un concept 100% coton du Burkina Faso, dans des vêtements contemporains. » Une fois la marque consolidée localement, François Ier a voulu la développer de façon semi-industrielle. « Cela fait un an que j’ai commencé à ouvrir une structure ici à Koudougou. Ça a pris du temps avec les travaux, l’installation et voilà, je suis là. Pour financer tout ça : le terrain et l’équipement, on arrive à 100 millions de francs CFA d’investissement. Aujourd’hui, aucune banque ne nous fait crédit et moi j’ai investi mes propres fonds. Je me suis beaucoup privé pour ce projet, parce qu’il me tenait à cœur. Il fallait que Koudougou soit une structure semi-industrielle. »

Le fil issu du coton burkinabè arrive à la petite usine Design François Ier, le fabricant fait teindre. Après le tissage, suit la création et la production des vêtements. « Actuellement en volume, on fait presque 800 mètres de tissu par mois. Ce qui correspond pour l’instant à 200 vêtements par mois. »

La production de Design François Ier est encore peu diversifiée, mais le créateur de mode assure pouvoir fabriquer différents types de vêtements, ainsi que des textiles d’ameublement et de tables. Pour accroître sa production, il lui faut encore du matériel, ce qui lui permettra d’augmenter son personnel, pour passer de 28 employés aujourd’hui à 50.

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