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SIAO: l'autonomie financière des femmes grâce à l'artisanat

Par Stanislas Ndayishimiye

Les femmes et des métiers qui leur permettent d’être autonomes financièrement au Salon international de l’artisanat de Ouagadougou. Certaines y sont présentes en tant que commerçantes de produits artisanaux qu’elles ne fabriquent pas, d’autres mettent la main à la pâte.

Commune de Tibga dans l’est du Burkina Faso, une association de femmes valorise les produits forestiers non ligneux. Deux d’entre elles la représentent au SIAO 2018, dont Halima Lampo Ouoba, « On transforme les amandes de karité, on produit l’huile et ses dérivés : le savon et les pommades, de manière artisanale. Il n’y a que des femmes dans le groupe, ça nous aide au niveau familial. On paye la scolarité des enfants, on améliore notre alimentation, en tout cas ça nous appuie beaucoup. On est en train de former des jeunes femmes de 18 à 35 ans qui n’ont pas pu continuer leurs études. On les insère dans l’association, pour qu’elles puissent prendre l’initiative au moment où on sera fatiguée et nous relayer. Parce que dans toute activité, il faut s’apprêter à avoir un relai. » Ce sont 360 femmes dans cette association de Tibga.

Créer et être sa propre patronne

Kali, elle, habite à Ouahigouya dans le nord du Burkina Faso. Elle valorise les calebasses en créant des objets utilitaires. « Il y a les tasses, les coupes, les paniers, les pots de fleur en calebasse. J’ai de la clientèle ici à Ouagadougou et dans les autres régions du Burkina. Et j’ai des commandes qui arrivent aussi d’autres pays. » Kali a eu une idée originale de décorer les objets qu’elle fabrique avec les calebasses.

Elles ne sont pas présentes à Ouagadougou. Il s’agit des femmes que l’artisan chocolatier ivoirien et ex-banquier Axel-Emmanuel Gbaou a formées. « Elles extraient du beurre de cacao, elles décortiquent et torréfient les fèves de cacao et moi je termine leur marque de chocolat dans mon atelier à Cocody à Abidjan. La récolte vient de commencer en octobre et une grande délégation de femmes sont venues nous voir pour dire qu’elles ne voudraient plus faire des travaux champêtres, afin de se consacrer à cela », explique le jeune entrepreneur.

Les femmes qui travaillent pour fournir de la masse de cacao à la chocolaterie d’Axel-Emmanuel Gbaou ont désormais un revenu complémentaire à celui de leurs maris, qui eux sont planteurs.

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