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Angela Merkel crée la surprise

Par Pascal Thibaut

La chancelière allemande a annoncé qu’elle abandonnait début décembre, après 18 ans, la direction de son parti la CDU et qu’elle mettrait fin à sa carrière politique comme chancelière à la fin de l’actuelle législature en 2021. Ces annonces sont perçues comme un tournant en Allemagne où l’ère Merkel, après 13 ans au pouvoir touche à sa fin.

Angela Merkel a fait cette déclaration au lendemain d’un sérieux revers de son parti la CDU lors d’une élection régionale en Hesse où il a perdu 11 points par rapport au précédent scrutin. Plus globalement, l’autorité de la chancelière est affaiblie. Depuis le printemps, la grande coalition associant les conservateurs aux sociaux-démocrates a surtout fait parler d’elles par des querelles voire des crises qui ont à deux reprises failli mettre à terre le gouvernement. L’image du gouvernement est désastreuse.

En Hesse dimanche, comme deux semaines plus tôt en Bavière, les partis de la grande coalition ont dans les deux cas perdu ensemble 20 % des voix. La CDU est au plus bas dans les sondages. Au sein même du parti, les voix critiques contre Angela Merkel se font de plus en plus entendre. En amont du prochain congrès du parti début décembre trois candidats inconnus avaient déjà annoncé qu’ils seraient candidats contre la chancelière, une situation inédite.

La pression montait contre la chancelière pour abandonner la direction de la CDU et préparer sa succession. Angela Merkel a surpris son monde hier et choisi d’organiser son départ ce que ses prédécesseurs n’avaient pas réussi à faire.

Des conséquences difficiles à mesurer

La chancelière peut espérer par cette décision retrouver des marges de manœuvre. A condition bien sûr que la grande coalition fasse désormais parler d’elle par ses réformes et son travail et non ses querelles. Une CDU dirigée par une autre personne peut s’émanciper de l’héritage Merkel pour préparer les élections de 2021 sans l’actuelle chancelière. Le nouveau président ou la nouvelle présidente sera très probablement le futur candidat ou la future candidate à la chancellerie.

Mais cette stratégie comporte un risque pour Angela Merkel si son successeur à la tête de la CDU est un rival plutôt qu’un allié. Plusieurs prétendants sont sur les rangs dont deux, plus à droite que la chancelière. Autre risque pour la chancelière qui a annoncé qu’elle quitterait le pouvoir à la fin de la législature en 2021 : elle pourrait perdre de son autorité, son départ étant désormais programmé.

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