rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti
  • Cisjordanie: Israël boucle Ramallah et envoie des renforts après une attaque (armée)
  • Attaque de Strasbourg: une troisième victime est morte (préfecture)
  • Cisjordanie: deux Israéliens ont été tués dans une attaque à l'arme à feu (armée)
  • France: piratage de «données personnelles» enregistrées sur un site du ministère des Affaires étrangères (officiel)
  • Automobile: la justice européenne juge les nouvelles limites d'émissions pour les moteurs diesel «trop élevées»
  • RDC: un mort à Mbuji-Mayi en marge d’une visite attendue du candidat Félix Tshisekedi
  • «Gilets jaunes»: «Il faut maintenant que le mouvement s'arrête», dit Richard Ferrand (LREM), président de l'Assemblée nationale
Bonjour l'Europe
rss itunes deezer

Législatives en Lettonie: les pro-russes et les populistes en pole position

Par Marielle Vitureau

La Lettonie vote ce samedi 6 octobre pour renouveler le Parlement. Près de deux millions d’électeurs sont appelés aux urnes. Un scrutin qui va s’annoncer très intéressant. À quelques jours du vote, le nombre d’indécis était toujours très important. Le paysage politique est aussi très fragmenté. La formation d’une nouvelle coalition gouvernementale va s’avérer complexe et pourrait déterminer l’orientation occidentale ou non de la Lettonie dans les prochaines années. Mais tout d’abord, quels ont été les grands thèmes de la campagne électorale ?

Les questions sociales. Comment réformer le système de santé ? Cette question a vraiment été au cœur des débats. Comment réduire les files d’attente chez les spécialistes ? Comment mieux encadrer le prix des médicaments ? Cette préoccupation du social, elle se voit aussi sur les affiches. L’alliance de partis libéraux Pour veut une Lettonie juste. Harmonie, qui se dit social-démocrate, veut aussi des soins de santé abordables et des retraites plus importantes.

Sur le papier, la Lettonie va bien après plusieurs années très difficiles en raison de la crise économique. Les salaires augmentent.  Le pays a aussi fait des efforts pour juguler le blanchiment d’argent via ses banques qui travaillent avec des clients étrangers. Mais les Lettons sont aussi exaspérés, se sentant délaissés par l’équipe au pouvoir, les mêmes têtes depuis longtemps.

16 partis en lice

Cela se traduit par une pléthore de partis. Chacun arrive avec sa solution. 16 partis se présentent, du jamais vu en Lettonie, même si leur nombre important a toujours été un trait caractéristique de la vie politique lettone.

Et tous ces partis ont parfois des noms plutôt improbables. Il y a celui qui s’appelle « A qui appartient la Lettonie ? », un autre « De tout cœur de Lettonie ». D’un côté, des partis avec une idéologie solide ont vu le jour, comme les progressistes à gauche ou une alliance libérale. Mais d’un autre côté, il y a des partis très populistes, comme le parti « A qui appartient la Lettonie ? » qui a un discours anti-élite très fort. Il séduit avec des idées, comme la réduction du nombre de ministères.

En conséquence, certains partis plus traditionnels ont vu leur popularité chuter. C’est le cas de la Nouvelle unité. Et ce parti qui a gouverné la Lettonie entre 2009 et 2016  n’est même pas crédité de 5 % des voix, ce qui l’empêcherait de siéger au Parlement.

Croisée des chemins

Cette fragmentation de la vie politique est de mauvais augure et la Lettonie est vraiment à la croisée des chemins. Hier encore, le président letton a appelé à voter en faisant attention. Une alliance entre le parti populiste et le parti Harmonie est tout à fait envisageable. Elle inquiète le camp pro-européen car le parti Harmonie représente les Russophones de Lettonie, environ un quart de la population.

Formellement, le parti a renié son accord avec le parti de Vladimir Poutine, mais il est opposé aux sanctions économiques contre la Russie et n’a pas dénoncé l’occupation de la Crimée. Il voudrait aussi réduire les budgets de la défense. Ce serait une revanche pour ce parti. Il est arrivé en tête lors des précédentes élections, il dirige Riga depuis 2009, mais il a toujours été écarté du pouvoir national en raison de cette orientation. Mais pour qu’il accède vraiment au pouvoir, il lui faudra aussi trouver un 3e allié. Rien n’est encore complètement joué.

Hongrie: le Premier ministre Victor Orban s’offre un consortium médiatique

Première mondiale en Suède: le déménagement d'une cité de 18 000 habitants

L’UE et l’Autriche en désaccord sur l’assistance financière aux réfugiés

Brexit: Theresa May à Bruxelles pour discuter de la relation future avec l’UE