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Chronique des Matières Premières
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Le plus grand projet de GNL depuis cinq ans lancé au Canada

Par Claire Fages

Oublié le plongeon des prix du gaz naturel liquéfié. La demande est telle en Chine que le GNL redevient un investissement rentable. Shell et ses partenaires asiatiques lancent le premier grand projet depuis cinq ans, à l'ouest du Canada.

Ce sera la plus coûteuse infrastructure de l'histoire du Canada et le premier projet d'envergure depuis 2013 dans le gaz naturel liquéfié : non plus 40 milliards de dollars, comme prévus à l'origine, mais 14 milliards de dollars tout de même pour construire un gazoduc à travers la Colombie-Britannique, dans l'ouest canadien, pour acheminer le gaz de schiste du bassin de Montney vers le port de Kitimat, à 600 km au nord de Vancouver. Et monter les deux premières usines de liquéfaction de ce gaz. Objectif : exporter ce GNL canadien vers l'Asie d’ici cinq ans.

La Chine deuxième acheteur de GNL

La Chine est le premier marché convoité par le projet canadien. C'est elle qui le rentabilise aujourd'hui, il avait été abandonné à la mi 2016, au creux de la vague des prix du GNL. Mais en un an ils ont grimpé à 12 dollars le million de Btu, +40%, grâce à la Chine. Pour s'éloigner du charbon trop polluant, elle est devenue l'an dernier le deuxième acheteur mondial de gaz naturel liquéfié, 38 millions de tonnes, derrière le Japon qui reste le numéro un, mais devant la Corée du Sud. La consommation chinoise de GNL a augmenté de 50% l'an dernier et pourrait à nouveau augmenter dans de telles proportions cette année. L’opérateur du projet, le Britannique Shell croit à nouveau très fort au gaz. Ses partenaires, ce n'est pas une surprise, sont des compagnies asiatiques : le Malaisien Petronas, le Chinois Petrochina, le Coréen KoGas et le Japonais Mitsubishi.

Concurrencer le GNL américain

Le Canada pourrait avec son GNL couper l'herbe sous le pied des Etats-Unis. Le trajet du GNL canadien depuis la côte pacifique sera deux fois moins long que celui qu'emprunte actuellement le GNL américain parce qu'il doit faire le détour par le canal du Panama, depuis le golfe du Mexique, pour rejoindre les ports chinois. Des ports chinois qui en outre imposent depuis le 24 septembre une taxe de 10% au GNL américain, en rétorsion aux taxes de l'administration Trump. C'est pour cela que les Etats-Unis cherchent avec empressement un nouveau débouché pour leur GNL en Europe.

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