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Suisse: les citoyens appelés à s'exprimer sur trois sujets liés à l'environnement

Par Jérémie Lanche

En Suisse, un peu plus de 5 millions d’électeurs sont appelés aux urnes ce dimanche 23 septembre. C’est ce qu’on appelle les votations populaires qui peuvent intervenir plusieurs fois l'an. Trois sujets sont cette fois sur la table et tous sont liés à l’environnement. Notamment deux initiatives sur la souveraineté alimentaire et les produits équitables. Si elles sont acceptées, ce serait une petite révolution en Helvétie.

Les agriculteurs du pays sont suspendus à ces votes, car, si les initiatives sont acceptées, on ne pourra plus faire pousser des légumes ou élever du bétail comme avant en Suisse. Les deux textes sont très proches sur le fond. Les électeurs ont d’ailleurs beaucoup de mal à les différencier. Ce qu’ils proposent, c’est de revoir totalement le fonctionnement de l’agriculture suisse qui est aujourd’hui en crise. Le syndicat paysan Uniterre affirme que, chaque jour, 2 à 3 fermes disparaissent. Cela représente 100 000 emplois depuis 30 ans. Sur la même période, les agriculteurs ont vu leur revenu moyen chuter d’un tiers.

Les partisans des initiatives veulent donc mettre fin à cette hémorragie. En demandant notamment à la Confédération d’augmenter le nombre d’emplois agricoles. Mais pas question de favoriser des fermes-usines. On parle ici d’une agriculture saine, locale, conforme aux plus hautes normes sociales et environnementales et capable de répondre aux besoins alimentaires du pays.

Des sondages qui donnent les opposants aux textes gagnants

Bien que les textes paraissent consensuels, les sondages donnent une majorité de voix contre, à cause, notamment, des risques pour le pouvoir d’achat. C’est l’un des arguments principaux des opposants. Car les initiatives demandent également que tous les produits importés en Suisse respectent les mêmes standards sociaux et environnementaux que s’ils étaient fabriqués dans le pays. A défaut, ils seront lourdement taxés ou même interdits. Ça pourrait être le cas des tomates cultivées par des employés sous-payés du sud de l’Europe. Ou même, pourquoi pas, de la pâte à tartiner avec de l’huile de palme si sa fabrication augmente la déforestation. Beaucoup de produits pourraient être concernés, car la Suisse importe aujourd’hui plus de 50 % de sa nourriture.

L’inscription du vélo dans la Constitution

Concernant l’inscription du vélo dans la Constitution, le sujet fait quasiment consensus dans la population. Presque tous les partis, de la droite libérale à la gauche de la gauche, appellent à voter oui. Ce n’est pas que symbolique : si c’est validé, ça voudra dire que l’État pourra encourager les communes et les cantons à créer des pistes cyclables. Si une ville décide d’en supprimer une, Berne pourra même exiger qu’une autre équivalente soit construite ailleurs. Une seule opposition : c’est celle de l’UDC. Le grand parti de droite populiste est traditionnellement favorable aux automobilistes. Il est surtout hostile à toute incursion de la confédération dans la politique des communes et des cantons. Mais même les sympathisants de l’UDC se laisseraient convaincre par la petite reine : la moitié d’entre eux devraient dire oui au vélo ce dimanche.

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