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Apple présente ses nouveautés sur fond de guerre commerciale

Par Dominique Baillard

Apple présentera en fin de journée ses dernières nouveautés depuis son siège californien. Cette grand-messe très attendue par les fans de la marque sera évidemment suivie par les investisseurs, au moment où la firme à la pomme souffre en Bourse à cause de la guerre commerciale qui fait rage dans le secteur de la téléphonie mobile.

Apple, la première entreprise au monde à avoir franchi cet été le cap des 1 000 milliards de dollars de valorisation boursière peut supporter quelques revers à Wall Street. Mais quand même : la reculade enregistrée avant-hier à la Bourse américaine signale à quel point les investisseurs prennent au sérieux les incartades entre Tim Cook et Donald Trump. Le premier mettant en garde le second contre les dangers des tarifs douaniers pour l’économie américaine, le président enjoignant Apple de produire sur le sol américain. En fait, les analystes ont fait les calculs. Si elles sont décidées, puis appliquées, les nouvelles taxes américaines sur les produits chinois amputeront le chiffre d’affaires annuel d’Apple de 4%. Un choc tout à fait supportable pour cette entreprise dont les coffres débordent. Mais si la guerre perdure, Apple a de quoi se faire du souci, car son sort est intimement lié à celui de la Chine.

La Chine où sont basés une bonne partie de ses fournisseurs

Trente fournisseurs sur 200 à travers le monde sont basés en Chine, affirme Apple dans sa liste annuelle, en gardant top secret le montant que cela représente dans ses dépenses. La Chine est aussi l’un de ses marchés clé pour les smartphones qui alimentent aujourd’hui plus de la moitié de ses revenus. Au dernier trimestre, 18% des ventes d’Apple ont été réalisées à Hong Kong, Taiwan et en Chine continentale. Or, sur ce marché très concurrentiel, la firme à la pomme a été rattrapée cet été par Huawei qui l’a rétrogradée à la troisième place. Le Chinois lui a subtilisé sa deuxième place de producteur mondial de smartphone qu’il détenait depuis sept ans sans interruption. Et un autre chinois, Xiaomi, commence lui aussi à marcher sur ses platebandes. Les consommateurs chinois trouvent les produits fabriqués chez eux de plus en plus adaptés à leurs goûts, plus en phase avec leur patriotisme, et souvent à bien meilleur prix.

Cette montée en puissance de la concurrence chinoise, un souci pour Apple ?

Pour le moment, grâce à sa recette magique qui consiste à vendre hors de prix des produits sophistiqués comme l’iPhone X, ses revenus continuent à croître, y compris en Chine. Globalement, son petit dernier s’est moins bien vendu que l’iPhone 6, mais il lui a rapporté beaucoup plus d’argent. Maintenant, pour rester dans la course, Apple doit impérativement renouveler l’intérêt du consommateur. Dans sa présentation, Tim Cook présentera ce soir des nouveaux iPhones et de nouvelles versions de l’iPhone X. Pourquoi pas un appareil à bas coût, et pourquoi pas un appareil premium encore plus cher que l’iPhone X. La Toile bruisse de rumeurs, avec une obsession : quel sera le prix de ces nouveautés ? Plus que l’innovation, c’est sans doute l’une des clés essentielles du succès futur de la marque à la pomme. 

EN BREF,

Christine Lagarde la directrice du FMI tire la sonnette d’alarme : la guerre commerciale fait peser des risques sur l’économie mondiale. Ce conflit pourrait porter un rude coup aux pays émergents déjà en grande difficulté explique-t-elle dans le Financial Times. Pour le moment la directrice du FMI ne voit pas de contagion à l’œuvre, mais d’après elle, les difficultés que connaissent l’Argentine et la Turquie pourraient finir par contaminer le reste du monde.

Contrairement à ce que clament les populistes l’Europe ne sera pas submergée par la migration africaine dans les prochaines années conclut une étude de l’Ined. Et ce, en raison de la grande pauvreté des candidats à l’exil démontre cette étude de l’Institut national des études démographiques. L’explosion démographique en Afrique poussera sans doute les jeunes à migrer, mais 70% d’entre eux vont et continueront d’aller chercher fortune d’abord sur le continent. 15% seulement peuvent tenter leur chance en Europe, Car ils n’ont pas les moyens de s’offrir un aller simple. En France les immigrés sub Sahariens représentent aujourd’hui 1,5% de la population, cette proportion passera à 3% dans trente ans, pas vraiment de quoi parler d’invasion.

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