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Le coq chante
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Une sonde pour le suivi des températures et la qualité des stocks de foin

Par Sayouba Traoré

La question est importante. Car chaque année, plus d’une centaine de feux de ferme sont dénombrés en France. Avec de graves dommages économiques qui peuvent s’élever jusqu’à 400.000 euros par feu, soit plus de 260 millions de francs CFA par incendie. On ne le sait pas automatiquement, mais pour tout stock de fourrage, le danger d’échauffement est présent. Et c’est cette montée de température qui conduit au feu de ferme. Il n’y a aucune magie à cela, encore moins des intentions criminelles, car il s’agit d’un phénomène tout à fait naturel qu’il faut surveiller sans relâche.

Si on sait que la fermentation et l’échauffement peuvent conduire à des feux de ferme, il n’existe aucun système permettant de suivre les variations de température du fourrage sur l’ensemble d’un hangar ou d’un fenil. Et c’est là qu’interviennent Nadine Pesonen et sa société Quanturi. Nadine Pesonen est ingénieure, et également sœur, fille et petite-fille d’agriculteurs. En 2001, le hangar de son frère brûle à cause de l’auto-combustion. Ce sera l’élément déclencheur pour la recherche technique d’une solution. Et cette solution consiste en une sonde implantée au cœur de la meule, et connectée à un ordinateur ou à votre smartphone. A chaque sonde est dédié un numéro d’identification, et elle transmet les données concernant la zone de stockage où elle se trouve.

Il faut savoir dépasser l’émerveillement devant une prouesse technique. De plus en plus dans le monde, on encourage les éleveurs à abandonner l’élevage transhumant pour garder les animaux à la ferme. Ce qui suppose de stocker de l’alimentation bétail, principalement du fourrage dans les pays sous-développés. Il se trouve que dans des pays comme le Sahel africain, on a naturellement des températures pouvant dépasser les 40 degrés. Ajoutons à cette constante climatique, les phénomènes de fermentation et d’échauffement du fourrage, et on comprend que le problème est sérieux.

(Rediffusion du 6 mai 2018).

 

Invités :
- Anthony Uijttewaal, responsable du pôle Fourrages chez Arvalis - Institut du végétal
- Nadine Pesonen, ingénieure, inventeur, fondatrice de la société Quanturi
- Christophe Colas, responsable d’usine de l’entreprise Durepaire.

Production : Sayouba Traoré
Réalisation : Ewa Moszynski

Christophe Colas, responsable d’usine de l’entreprise Durepaire. RFI/Sayouba Traoré

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